Seulement 20 universités françaises dans le classement de Shanghai, mais elles progressent

Par Olivier Sancerre Modifié le 15 août 2013 à 15h59

Les universités françaises conservent leur rang dans le classement de Shanghai, toujours dominé par les universités américaines.

Harvard et Stanford sont les deux universités les mieux notées parmi les quelques 17.000 établissements recensés dans le monde. Berkeley prend la troisième place au détriment du MIT, quatrième. Les États-Unis conservent la première place dans le top 500, suivi par la Chine avec 42 universités nommées (mais aucune dans le top 100), l'Allemagne (38) et le Royaume-Uni (37). La France se contente de 20 universités, mais plusieurs d'entre-elles signent de jolies performances.

Progression des universités françaises

La France affiche ainsi un établissement supplémentaire dans le top 100, à savoir l'université de Strasbourg. Les universités Pierre et Marie Curie et l'ENS (École normale supérieure) gagnent plusieurs places : respectivement 37ème et 71ème rangs, contre les 42ème et 73ème places l'an dernier. Paris Sud perd de son côté deux places par-rapport à 2012, à la 39ème marche. L'ENS de Lyon fait son entrée dans le top 300, Polytechnique rentre dans ce même top à la 298ème place.

Des critères mieux adaptés, mais à revoir

La prise en compte des médailles Field (comme à l'ENS Lyon) et des prix Nobel expliquent en partie cette progression française, tout comme la hausse des publications dans les revues scientifiques et les fusions d'universités, comme à Bordeaux. Si Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, se félicite de ces résultats, elle reproche à ce classement des critères « bien davantage adaptés aux universités anglo-saxonnes qu’aux universités européennes ». Ainsi, le CNRS, l'INSERM ou le CEA ne sont pas pris en compte, alors que le CNRS est « au premier rang mondial pour les publications scientifiques ». L'Europe va d'ailleurs lancer au printemps prochain son propre classement, U-Multirank, qui devrait se montrer mieux adapté aux universités du vieux continent.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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