Soupçonné d’arnaque, Sony risque une amende de plusieurs milliards

Par Cédric Bonnefoy Modifié le 23 août 2022 à 15h24
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5.9 milliards d'eurosSi Sony perd son procès, le montant de l'amende pourrait monter jusqu'à 5.9 milliards d'euros.

Les joueurs sur PS4 et PS5 sont-ils arnaqués par Sony ? Des soupçons pèsent sur la marque. Elle risque une amende de plusieurs milliards d’euros.

Le prix des jeux gonflé par Sony ?

Depuis l’avènement des consoles de jeu, Sony a désormais une longueur d’avance sur son rival historique : Microsoft. La PS4 a été un succès, la PS5 est en rupture de stock depuis des mois. Une position dominante sur ce marché qui confère au constructeur une puissance financière incomparable. Problème, selon une enquête, Sony abuserait de cette position pour imposer des conditions inéquitables aux développeurs de jeu vidéo.

Conséquence directe, le prix payé par les joueurs grimperait. Ce qui permettrait à Sony de dégager encore plus de marge à travers son store en ligne. Au Royaume-Uni, l’affaire prend de l’ampleur. L’entreprise risque aujourd’hui une amende de 5.9 milliards d’euros. Depuis 2016, cette surfacturation aurait coûté aux joueurs plusieurs centaines d’euros. Les Britanniques demandent des comptes à l’entreprise japonaise.

Une commission de 30% qui ne passe pas

Point de crispation : sur chaque jeu proposé sur le store en ligne, le fameux PS Store, Sony empoche une commission de 30% de la vente payée par le joueur. Un chiffre qui peut paraître élevé, la pratique est pourtant extrêmement courante dans l’industrie. C’est également le cas par exemple pour Apple. Google lui a récemment décidé de baisser sa commission à 12%. Pour les achats proposés dans les jeux, pour du contenu additionnel, c’est le même principe qui s’applique. Reste que selon le collectif, cette pratique est déloyale.

Si le constructeur perd le procès, il pourrait rembourser 9 millions de joueurs britanniques lésés. L’action en justice étant intentée au Royaume-Uni, aucune chance que les clients français de la marque aient le moindre espoir d’être remboursés.

Cédric Bonnefoy est journaliste.

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