Taxe sur les smartphones : l’industrie de la presse écrite est pour

Par Olivier Sancerre Modifié le 8 juillet 2013 à 15h11

La fameuse « contribution à l'achat », qui n'est autre qu'une énième taxe qui va alourdir le prix de certains produits électroniques, est vue d'un très bon oeil par la presse écrite.

Préconisée par la mission Lescure et reprise à son compte par Aurélie Filippetti la ministre de la Culture, cette contribution consiste à taxer un appareil mobile connecté à internet (les smartphones et tablettes sont dans le collimateur) afin de financer l'industrie culturelle française. L'idée est une taxation de 1% du prix de vente, qui viendrait se rajouter à la taxe, pardon, la rémunération sur la copie privée.

L'industrie de la presse écrite, représentée par le Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM), le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) et l’Association de la presse gratuite d’information (APGI), ont indiqué que cette taxe est nécessaire pour assurer la « redistribution de la valeur entre les industries culturelles et les fabricants de supports technologiques ».

« Il est incontestable que les producteurs de contenus contribuent à la valeur perçue des équipements technologiques. Il relève ainsi d'un enjeu de politique publique que d'instaurer des mécanismes de compensation du transfert de valeur, visant un objectif de rééquilibrage dans le cadre d'intérêts partagés », relèvent les organistations. Aurélie Filippetti a récemment annoncé qu'elle souhaitait voir la mise en place de cette contribution dès la fin de cette année.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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