Les véhicules essence et diesel ne seront plus vendus en France d’ici 2040

Par Olivier Sancerre Modifié le 6 juillet 2017 à 19h42
Climat Hulot Prime 1
4 MILLIARDS4 des 50 milliards d?euros du plan d?investissement du gouvernement serviront à l'isolation des habitations.

Après la sortie des États-Unis de l’accord de Paris Sur Le climat, Emmanuel Macron a pris le leadership européen, voire mondial, dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il revient à son ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, de mettre cette ambition en musique.

Le ministre a donc présenté son plan climat qui fixe un cap très ambitieux : à l’horizon 2050, la France devra compenser l’intégralité de ses émissions de gaz à effet de serre. Les précédents engagements du pays étaient de diviser par quatre les émissions entre 1990 et 2050, avec pour 2030 un point d’étape important : une baisse de 40%. Le nouvel objectif sera donc plus difficile à atteindre, c’est pourquoi Nicolas Hulot appelle tout simplement à une « révolution ».

Une prime auto verte

Pour pousser les Français à changer leur mode de vie, le gouvernement va proposer aux ménages les plus modestes une prime auto pour les aider à remplacer leurs véhicules trop polluants. Les voitures diesel d’avant 1997 et essence d’avant 2001 seront concernés ; par contre, le ministre n’a donné aucun chiffre concernant la prime en elle-même. D’ici à 2040, Nicolas Hulot ne veut plus que soit vendu des véhicules à essence ou diesel. Un effort de taille pour les constructeurs, mais le ministre assure que les conditions sont réunies.

Mesures de compensation

Nicolas Hulot a également décliné une série de mesures visant à compenser la hausse des prix du carbone : augmentation du chèque énergie, aide au remplacement des chaudières au fioul... Il veut aussi éradiquer les « passoires thermiques », ces habitations mal isolées qui sont au nombre de 7 millions en France, et ce dans les dix prochaines années. Ce plan est présenté par le ministre comme une « colonne vertébrale » et non comme une fin en soi.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

Laisser un commentaire

* Champs requis