Les vins de l’Elysée vendus aux enchères fin mai

Par Tugdual de Dieuleveult Modifié le 30 avril 2013 à 15h57

L'Elysée a besoin de sous, on le savait, mais de là à vendre la cave de l'Elysée... Car c'est bien la première fois qu'un président français décide d'une telle mesure. Quelque 1 200 bouteilles de vin représentant un dixième de la cave présidentielle seront vendues aux enchères fin mai pour financer son renouvellement et, le cas échéant, abonder le budget de l'Etat.

La vente (30 et 31 mai) dont le produit est estimé à 250 000 euros, se partage entre grands crus et appellations plus modestes, avec des lots qui vont de 15 à 2 200 euros pour une bouteille de Petrus 1990, selon l'hôtel des ventes de Drouot, rapporte l'agence Reuters. "Ce sont des vins qui ont figuré à la table présidentielle pour des dîners ou des réceptions", indique un représentant de l'hôtel des ventes. "Certains ont participé à des événements liés à l'histoire de la Ve République". L'organisation de cette vente a été décidée dans un souci de renouvellement de la cave élyséenne, notamment vers des vins plus modestes, souligne-t-on. Le produit de la vente servira à de nouveaux achats. Au-delà des 250 000 euros jugés nécessaires à l'opération, les profits seront reversés au budget de l'Etat.

N'imaginez pas organiser une réception de 300 personnes avec les vins de l'Elysée, les bouteilles seront vendues isolées ou en quantité insuffisante pour être servies à un trop grands nombre d'invités.

La dernière institution en date à avoir vendu une partie de sa cave est la ville de Dijon. La municipalité avait ainsi récupéré 151 620 euros en vendant 3 500 bouteilles, la moitié de sa cave pour financer le service d'action sociale de la ville La cave présidentielle, créée en 1947 par Vincent Auriol, contient 12 000 bouteilles.

Journaliste pour RMC.fr, Tugdual de Dieuleveult a demarré sa carrière à la télévision en réalisant un documentaire pour Canal+/Lundi Investigation (Dieuleveult : enquête sur un mystère). Il s'investit dans l'ONG Solidarité Internationale et part au Darfour en 2008 pour la Journée Mondiale de l'Eau. En 2010, il rejoint l'équipage de La Boudeuse en Amazonie et participe à l'élaboration de deux documentaires diffusés sur France 5. Il se spécialise ensuite sur le web et collabore avec plusieurs rédactions dont Europe 1, Atlantico, Oh My Food et RMC depuis 2012. Il a intégré Economie Matin dès sa création.