Numérique : une semaine pour sauver Atos

Depuis plusieurs mois, Atos fait face à de graves difficultés financières. Au bord du gouffre, l’entreprise de services numériques risque de disparaître. Le milliardaire Daniel Kretinsky est sur les rangs.

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Par Cédric Bonnefoy Modifié le 15 janvier 2024 à 10h43
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3,5 milliards d'euros Atos est aujourd’hui en grande difficulté financière. Le géant du numérique a une dette de 3,5 milliards d’euros.

Semaine cruciale pour l'avenir d'Atos

L'horloge tourne pour Atos, le géant du numérique français est dans une période décisive pour son avenir. Le 16 janvier 2024, une réunion cruciale avec les banques est prévue. Un moment charnière pour présenter un plan de financement audacieux. Atos, cherchant à respirer dans un environnement financier serré. Ainsi, l'entreprise espère repousser le remboursement d'un prêt colossal de 1,5 milliard d'euros de 2025 à 2027. Mais ce n'est pas tout : la société a également un besoin urgent de liquidités supplémentaires, estimées à environ 300 millions d'euros.

Les banques telles que BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale, bien que soutenant Atos, marchent sur des œufs. Elles envisagent d'instaurer une procédure de conciliation, cherchant ainsi à sécuriser leurs investissements. La procédure de conciliation, une démarche souvent utilisée en cas de difficultés financières, permettrait un cadre plus serré pour les négociations, réduisant les risques pour les créanciers.

Des négociations tendues et un avenir incertain pour ce géant du numérique

La fin de la semaine ne sera pas moins intense pour Atos, avec des négociations prévues avec Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque influent, concernant la vente d'une partie significative de ses activités. Le cœur de ces discussions repose sur les garanties d'exécution des contrats. C’est assez technique mais aucune des parties, ni Atos ni Kretinsky, ne veut endosser la responsabilité de potentielles pénalités contractuelles. Pourquoi ? Car ces dernières pourraient s'élever à environ 1 milliard d'euros.

Si aucun accord n'est trouvé, Atos pourrait se voir contraint à une restructuration drastique de sa dette. Aujourd'hui, elle s'élève à 3,5 milliards d'euros. Bref, la semaine qui s’ouvre s’annonce à hauts risques pour Atos.

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Cédric Bonnefoy est journaliste en local à la radio. À côté, il collabore depuis 2022 avec Économie Matin.

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