C’est Noël dans quinze jours et les vacances scolaires dans une semaine : cet hiver, les Français rêvent de valises, de chalets douillets et de grandes tablées au coin du feu. L’étude Abritel révèle leurs nouvelles envies, entre ski, multi-activités et quête de bons plans.
Où partir cet hiver : montagne, bons plans et envies de neige

Où partir cet hiver sans se ruiner, tout en profitant de la neige, de la montagne et de vrais moments de respiration ? Le nouveau guide d’Abritel, fondé sur une enquête réalisée début novembre auprès de 1 000 voyageurs français et sur les recherches effectuées pour cet hiver, montre que le séjour à la montagne se transforme profondément. Moins de ski, plus d’expériences, de nature et de convivialité : l’hiver devient un prétexte pour multiplier les plaisirs, du spa à la raclette en passant par les raquettes et les festivals.
Cet hiver, la montagne se réinvente : moins de ski, plus d’expériences
Pour cet hiver, Abritel constate que le modèle du séjour 100 % glisse recule nettement. Seuls 15 % des voyageurs interrogés envisagent de consacrer toutes leurs journées au ski, alors que 63 % déclarent vouloir skier la moitié du temps ou moins, selon le guide publié le 2 décembre 2025 par la plateforme. Ce basculement traduit une envie d’hiver plus souple, où la montagne devient un décor pour se retrouver, se détendre, goûter la cuisine locale ou se mettre simplement au vert quelques jours. La Génération Z, pourtant réputée plus sportive, n’échappe pas à cette tendance : 29 % des 18-24 ans restent attirés par un ski intensif, mais une large partie d’entre eux souhaite partager cet hiver entre pistes, balades et soirées festives, analyse Abritel.
Dans le détail, ce qui rend un séjour hivernal inoubliable n’est plus le ski du matin au soir. À peine 18 % des répondants citent cette pratique intensive comme critère numéro un, quand 39 % plébiscitent la diversité d’activités et 29 % mettent l’après-ski en tête de leurs attentes, selon le même document. La montagne en hiver devient ainsi le terrain de jeu de toute une palette d’expériences : randonnées et balades en raquettes séduisent 63 % des voyageurs, les moments conviviaux en famille ou entre amis 60 %, et les expériences culinaires locales 51 %. Spa, bien-être et thermes attirent 42 % des sondés, tandis que 34 % se disent intéressés par les activités culturelles et 23 % par les festivals ou événements locaux. « La montagne en hiver se reconstruit autour de la découverte, de la détente et du partage : les stations doivent désormais vendre des émotions et des histoires, pas seulement des kilomètres de piste », résume Xavier Rousselou, porte-parole d’Abritel, qui souligne que de nombreuses stations misent déjà sur cet hiver multi-expériences, en programmant des concerts, des soirées thématiques et des animations hors vacances scolaires.
Où partir cet hiver sans exploser son budget
Si l’envie d’hiver à la montagne est bien là, le prix reste le nerf de la guerre. Pour 67 % des voyageurs interrogés par Abritel, le coût global du séjour est le premier critère de choix de la destination. Le budget moyen annoncé pour un séjour d’hiver s’établit à 729 euros par personne, avec un pic à 853 euros chez les 25-34 ans, alors que 47 % des répondants assurent vouloir rester sous la barre des 600 euros. Dans ce contexte, l’étude insiste sur l’importance du calendrier : partir en dehors des très hautes périodes permet de réduire sensiblement la facture de l’hiver. Toujours selon les données d’Abritel, une arrivée le 13 décembre peut représenter plus de 40 % d’économies par rapport à la semaine la plus chère de la saison, tandis qu’un départ le 10 janvier ou le 14 mars permet de gagner environ 30 %, et des arrivées les 3 ou 17 janvier ou le 7 mars offrent encore autour de 20 % de rabais.
Autre clé pour partir cet hiver sans exploser son budget : changer de massif ou s’éloigner légèrement des stations les plus chères. Les prix de l’hébergement grimpent dans les grands domaines de Savoie, d’Isère et de Haute-Savoie, où se concentrent les destinations les plus recherchées comme Bourg-Saint-Maurice, Les Belleville, Tignes, La Plagne-Tarentaise, Morzine, La Clusaz, L’Alpe d’Huez ou Les Deux-Alpes. Mais Abritel rappelle que les Hautes-Alpes affichent en moyenne des tarifs 25 % inférieurs à ceux de la Savoie, avec des stations comme Serre-Chevalier ou Vars qui permettent de profiter de l’hiver alpestre sans le prix des grandes vitrines. Les massifs dits de moyenne montagne offrent des écarts encore plus marqués : les Vosges et le Jura affichent des prix environ 50 % plus bas que la Savoie, tandis que les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales et le Puy-de-Dôme tournent autour de 45 % de réduction en moyenne. Des destinations comme Gérardmer, Saint-Lary-Soulan ou encore Font-Romeu deviennent ainsi des valeurs sûres pour un hiver à la neige, entre ski, raquettes, marchés de Noël et raclettes au coin du feu, sans sacrifier tout le budget vacances de l’année.
Même avec moins de neige, l’hiver en montagne séduit… et le soleil attire aussi
La question de l’enneigement pèse évidemment sur les choix de destinations cet hiver, mais elle ne suffit pas à décourager les envies de montagne. D’après l’étude Abritel, 20 % des personnes interrogées partiraient en station quel que soit le niveau de neige, 43 % accepteraient de partir s’il y a au moins un peu de neige, et 18 % conditionnent leur départ à la présence d’alternatives aux sports de glisse. Seuls 14 % renonceraient en cas de mauvaises conditions, un chiffre que le porte-parole d’Abritel interprète comme un signe de résilience de la montagne en hiver, à condition que les stations continuent de développer des offres hors ski. L’idée d’un hiver à la montagne où l’on alterne promenade en forêt, soirée fondue, découverte de la gastronomie locale et séance de spa répond à une aspiration plus large à « respirer » après une année chargée, confirme par ailleurs un baromètre Odalys relayé par la Banque des Territoires, qui souligne que 62 % des répondants citent les bienfaits de l’air de la montagne comme motivation principale.
Mais toutes les envies hivernales ne se concentrent pas sur la neige. Les études sur les vacances de Noël montrent qu’une part croissante des Français profite de cet hiver pour chercher le soleil, y compris au prix de budgets plus élevés. Selon un baromètre Orchestra cité par InfosTourisme, le panier moyen des vacances de Noël dépasse désormais 2 200 euros, en légère hausse, et les destinations soleil comme l’Égypte, le Cap-Vert ou la Tunisie enregistrent des progressions de réservations à deux chiffres. De son côté, Protourisme observe que le prix moyen des vacances à l’étranger a bondi d’environ 30 % en quatre ans, voire davantage pour certaines destinations, sans pour autant freiner la demande : le phénomène de « revenge travel » se poursuit, avec une hausse attendue des départs compris entre le 1er novembre et le 30 avril. Dans ce paysage, l’hiver devient un moment clé de l’année pour s’offrir une coupure, qu’elle se fasse sous un manteau de neige en Savoie, dans un chalet vosgien ou les pieds dans le sable, loin de la montagne. Reste à trancher, au moment de faire sa valise, en y glissant une combinaison de ski, un maillot de bain... ou les deux !
