Chris Wright, secrétaire américain à l’Énergie, se rend au Venezuela le 2 septembre 2026 pour concrétiser un accord pétrolier dont le pays attend 209 milliards de dollars sur 25 ans. Le traité confère aux États-Unis le contrôle de 65 milliards de barils et promet investissements, emplois et augmentation des salaires.
Venezuela : le secrétaire d’État américain à l’Énergie se rend sur place pour parler de l’accord sur le pétrole

Chris Wright, secrétaire américain à l'Énergie, visitera le Venezuela le 2 septembre 2026 pour finaliser un accord pétrolier majeur. Le pays envisage de générer 209 milliards de dollars sur 25 ans, selon les prévisions officielles. Ce traité, approuvé la veille par l'Assemblée nationale vénézuélienne, accorde aux États-Unis le contrôle de 17 gisements représentant 65 milliards de barils. Chevron et d'autres investisseurs sont sur le point de révéler l'expansion de leurs opérations dans ce pays aux réserves pétrolières les plus importantes au monde.
Un accord de 209 milliards de dollars sur 25 ans
Le traité entre Washington et Caracas représente une opportunité financière majeure pour le Venezuela. Le gouvernement prévoit 209 milliards de dollars de richesse sur 25 ans. Cette somme pourrait transformer l'économie d'un pays dont la production pétrolière stagne à 1,2 million de barils par jour, bien en deçà des 3 millions des années prospères.
Le traité permet aux entreprises américaines l'accès à 17 gisements totalisant environ 65 milliards de barils, soit près d'un cinquième des réserves vénézuéliennes, estimées à plus de 300 milliards de barils. Donald Trump a décrit cette opération comme le « plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale », assurant qu'elle doublerait les réserves américaines. L'embargo sur le pétrole vénézuélien, en place depuis 2019, a été graduellement levé avant sa suppression complète en 2025.
Les retombées économiques pour le Venezuela
Outre les chiffres, l'accord engendrera des retombées économiques directes pour Caracas. Les revenus de l'exploitation des gisements devraient alimenter le budget national sur plusieurs décennies. L'accord prévoit également une participation américaine de 35% dans North American Blue Energy Partners, appartenant à l'homme d'affaires vénézuélien Alejandro Betancourt. D'autres partenariats seront annoncés prochainement, visant à augmenter la capacité de production du pays.
Promesses d'emplois et d'augmentation des salaires
Chris Wright a exprimé son optimisme quant aux bénéfices pour la population vénézuélienne. Il anticipe un effet d'entraînement économique touchant les travailleurs du secteur énergétique et, par extension, l'économie locale. « Je crois que de très bonnes années s'annoncent, avec l'arrivée de vastes investissements créant plus d'emplois et augmentant la pression sur les salaires, offrant ainsi des opportunités aux Vénézuéliens », a déclaré Chris Wright, cité par La Presse. Il a également mis en avant l'aspect géopolitique du traité, le qualifiant d'« opportunité pour protéger des gisements largement sous l'influence d'entreprises chinoises et russes ».
Effets attendus sur les revenus des Vénézuéliens
L'expansion de la production pétrolière devrait générer des milliers d'emplois directs et indirects. Les investissements américains, concentrés sur les infrastructures d'extraction et de raffinage, nécessiteront une main-d'œuvre qualifiée. La hausse de l'activité pourrait aussi stimuler les secteurs connexes, du transport à la construction. Il reste à voir si les promesses d'augmentation salariale se concrétiseront dans un pays où l'inflation a longtemps érodé le pouvoir d'achat.
Annonces à venir de Chevron et autres investisseurs
La visite de Chris Wright coïncide avec plusieurs annonces d'expansion opérationnelle. Chevron, présent au Venezuela depuis plus d'un siècle, joue un rôle central dans cette stratégie américaine. En juillet 2026, Chevron produisait 270 000 barils par jour, soit 30 000 de plus qu'en janvier. Le deuxième producteur américain s'apprête à annoncer une extension significative de ses opérations lors des réunions du 2 septembre. Un responsable américain anonyme a confirmé que « le secrétaire Wright va mener une délégation ce soir [mardi], je pense, pour des réunions demain au Venezuela, où Chevron va annoncer un élargissement de ses opérations ». Cette expansion pourrait accroître considérablement la production de l'entreprise et contribuer à l'objectif de doublement de la production nationale vénézuélienne.
Autres partenariats économiques en préparation
Plusieurs accords avec d'autres sociétés américaines devraient être dévoilés après la visite de Chris Wright. Le secteur de l'énergie pétrolière pourrait connaître une transformation majeure, avec l'arrivée de nouveaux acteurs américains sur un marché précédemment dominé par des entreprises chinoises et russes. L'Assemblée nationale vénézuélienne a approuvé l'accord à main levée le 1er septembre, et le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, a donné son aval au nom de l'armée. L'opposition vénézuélienne réclame cependant la publication du texte complet du traité, soulevant des questions sur la transparence du processus. L'augmentation de la capacité de production pourrait avoir des répercussions sur les marchés mondiaux de l'énergie, alors que la demande mondiale reste soutenue.
