Pourquoi les dirigeants doivent impérativement lire Bifurcation

« Ce livre met enfin des concepts clairs sur des situations que les dirigeants vivent sans toujours savoir les formuler. » C’est sans doute la réaction la plus fréquente de celles et ceux qui, à la tête d’une entreprise, d’une administration ou d’une institution, découvrent Bifurcation – Notre monde après la communication. Non parce qu’il leur apprend leur métier, mais parce qu’il décrit avec une justesse rare ce qu’ils vivent déjà : fragmentation des publics, accélération permanente, défiance généralisée et perte de contrôle des récits.

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By Rédaction Published on 17 janvier 2026 9h00
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Pourquoi les dirigeants doivent impérativement lire Bifurcation - © Economie Matin
80%Aux États-Unis, 80 % des dirigeants de grandes entreprises sont désormais présents sur les réseaux sociaux.

La première raison pour laquelle Bifurcation s’impose comme une lecture indispensable tient à son point de vue. Le livre ne commente pas le pouvoir, il part de la condition réelle de ceux qui l’exercent. Il décrit un monde vu depuis le poste de décision : celui où chaque prise de parole peut devenir un risque, chaque silence une interprétation, chaque action un signal amplifié bien au-delà de son intention initiale.

Les dirigeants reconnaissent immédiatement ce paysage. Ils vivent dans des environnements où la maîtrise de l’agenda s’est dissoute, où les cycles de décision sont plus courts que les cycles d’analyse, où les effets de réputation se construisent parfois hors de toute rationalité apparente. Bifurcation ne moralise pas cette situation : il la décrit telle qu’elle est ressentie au sommet, sans filtre médiatique ni discours théorique.

Mettre des mots précis sur des intuitions diffuses

Beaucoup de dirigeants sentent que « quelque chose » ne fonctionne plus comme avant, sans toujours parvenir à le nommer. Ils perçoivent la fatigue des formats classiques, l’inefficacité croissante des annonces, l’érosion de la parole institutionnelle. Mais faute de concepts clairs, ces intuitions restent souvent à l’état de malaise stratégique.

L’un des grands apports de Bifurcation est précisément de transformer ce ressenti en langage opératoire. Le livre distingue ce qui relève de la communication incantatoire et ce qui relève de l’information crédible, ce qui tient du récit proclamé et ce qui s’inscrit dans des architectures observables. Pour un dirigeant, cette clarification est décisive : elle permet de comprendre pourquoi certaines décisions rationnelles échouent symboliquement, tandis que d’autres, moins visibles, produisent des effets durables.

Décrire le monde tel qu’il est vécu, pas tel qu’il est commenté

Contrairement à de nombreux essais sur la « crise de la communication », Bifurcation ne se place jamais dans une posture de surplomb. Il ne décrit pas un monde idéalisé ni un espace public théorique. Il parle d’un monde tel qu’il est vécu au quotidien par ceux qui arbitrent : instable, fragmenté, traversé de récits concurrents et soumis à une pression permanente de réaction.

Cette approche explique pourquoi le livre résonne particulièrement auprès des dirigeants publics comme privés. Il ne leur dit pas ce qu’ils devraient penser, mais pourquoi ils éprouvent ce sentiment de perte de maîtrise, parfois même de dépossession. En cela, Bifurcation agit presque comme un révélateur : il rend intelligible une expérience de pouvoir devenue paradoxale, où l’autorité formelle subsiste mais où l’autorité symbolique se fragilise.

Une grammaire pour agir là où d’autres s’arrêtent au diagnostic

Là où beaucoup d’ouvrages se contentent de constater la fin d’un monde, Bifurcation franchit un pas supplémentaire. Il propose une grammaire d’action. Non pas des recettes, encore moins des solutions universelles, mais des principes structurants : penser en termes de systèmes plutôt que de messages, d’effets plutôt que d’annonces, de cohérence observable plutôt que de promesse.

Pour un dirigeant, cette bascule est fondamentale. Elle invite à déplacer le regard : ne plus se demander uniquement « que dire ? », mais « que rendre visible ? », « quelles preuves produire ? », « quelles trajectoires enclencher ? ». Le livre montre que la crédibilité ne se décrète plus, qu’elle se construit dans la durée, par l’alignement entre décisions, comportements et résultats mesurables.

Un livre de lucidité pour temps incertains

Si Bifurcation est aujourd’hui indispensable aux dirigeants, c’est parce qu’il prend au sérieux leur situation. Il ne flatte pas, n’édulcore pas, ne promet pas de reprise de contrôle illusoire. Il accepte l’idée que le monde a changé de régime, et que diriger consiste désormais moins à imposer qu’à orienter, moins à proclamer qu’à structurer.

Dans une période où décider devient de plus en plus complexe, ce livre offre quelque chose de rare : de la lucidité sans cynisme, et des cadres de compréhension sans simplification abusive. Pour les dirigeants publics et privés, Bifurcation n’est pas un livre de plus sur la communication. C’est un outil pour retrouver de la lisibilité, et donc de la capacité d’action, dans un monde qui en manque cruellement.

Le 12 février, Bifurcation - Notre monde après la communication, sortira en librairie, publiée aux éditions de l’Eclaireur par Manuel Lagny diplômé de Sciences Po Paris, titulaire d’une maitrise de géopolitique, d’une licence d’histoire et d’une licence d’archéologie (Sorbonne) et Mathieu Gabai, ingénieur, diplômé de l’Ecole Centrale Paris. L’ouvrage est également disponible en prévente sur : https://www.editionsdeleclaireur.fr/bifurcation-manuel-lagny-mathieu-gabai

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