Les chefs d’entreprise du mouvement ETHIC (Entreprises de Taille Humaine Indépendantes et de Croissance) sont heureux que les organisations patronales représentatives (MEDEF, CPME et U2P) aient enfin pris résolument position pour amoindrir les bénéfices des allocataires du chômage : raccourcir la durée d’indemnisation de 18 mois à 15 mois (pour les allocataires âgés de moins de 55 ans), et réduction de 30 % de l'allocation à compter du septième mois d'indemnisation.
En effet, la rupture conventionnelle, outre tous les avantages qu’elle peut avoir pour les deux parties du contrat, est devenue dans une grande majorité des cas un confort pour le salarié qui souhaite quitter son emploi sans prendre de risque financier.
Le patron, face à une demande de rupture conventionnelle de la part de son salarié, ne peut pas vraiment refuser, sous peine de le voir « se mettre » en arrêt maladie ou se désinvestir totalement de son travail. Rappelons également que le PLFSS 2026 a relevé la contribution spécifique sur l’indemnité de 30% à 40%, un coût supplémentaire à la charge de l’employeur.
Le mouvement ETHIC estime pourtant que c’est encore bien peu : il serait bon de réduire la période d’indemnisation à 12 mois. En vue de la reprise en main prévisible par l'État de ce dossier, nous réclamons des prises de position courageuses.
Où sont les objectifs ambitieux d'économies fixés par le précédent Gouvernement, nécessaires pour la survie de notre modèle social ? C’est le moment d’écouter les solutions de tous les patrons !

