Bientôt des billets de train à prix cassés ?

25 €
L'été dernier, la SNCF avait divisé par deux le prix des cartes de
réduction passant de 49 à 25 euros.

Et voilà donc que l’on nous reparle des trains super pas chers. L’avantage d’être journaliste spécialisé économie depuis quelques années, c’est que l’on se souvient des choses. Et le coup des trains pas cher, on nous l’a déjà fait à deux ou trois reprises.

Des trains à bas tarif 

Très honnêtement, les prix canons n’étaient pas vraiment au rendez-vous et aujourd’hui, en France, pour aller d’un point A à un point B à budget serré, c’est souvent le bus qui l’emporte. Je le vois bien avec mes garçons quand ils doivent voyager.

Pourtant, il serait bel et bien question de lancer bientôt des trains plus lents que les TGV, plus lents que les Ouigo, et donc les tarifs n’auraient rien à voir avec ceux des trains à grande vitesse. On parle d’un Paris Lyon Marseille, d’un Lyon Nice, d’un Paris Rennes d’un Paris Nantes et d’un Paris Bordeaux pour commencer.

Des tarifs en-dessous de ceux des bus

Bien entendu, dans les deux sens. Rien de nouveau sous le soleil : puisque ces lignes ne seront pas assurées par des TGV, de bon vieux trains Corail seront mis à contribution. L’histoire ne dit pas à quels prix pourraient être vendus ces billets, mais il y a fort à parier que les tarifs pratiqués par Flixbus et consorts serviront de référence.

Si la SNCF travaille sur de nouveaux tarifs, c’est sans doute parce que les cartes de réduction ont laissé un goût amer aux millions d’utilisateurs du train qui en possèdent une. Qu’ils aient payé le prix fort ou déjà bénéficié d’un tarif promotionnel, et malgré les mois offerts pour compenser les confinements, rares sont ceux à avoir amorti le coût de la carte.

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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).