Brexit : Theresa May s'accorde enfin sur une position commune avec son gouvernement

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Il reste trois mois pour trouver un accord post-Brexit entre Londres
et Bruxelles.

Deux ans après le vote pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, aucun accord n’a encore été trouvé pour régler les relations commerciales entre Londres et Bruxelles. La faute repose largement sur les épaules du gouvernement britannique, incapable de se mettre d’accord sur une position commune.

Pourtant, il importe de trouver une solution rapidement : la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne doit avoir lieu le 29 mars 2019 et si un accord doit être trouvé d’ici là, il doit avoir été discuté et validé avant le mois d’octobre, pour laisser aux 27 le temps de l’approuver. Theresa May a cependant fini par décider d’une position commune avec les tenants du Brexit « dur » ; la Première ministre a donc mis une série de propositions sur la table, qu’il va falloir discuter avec Bruxelles. La base est la mise en place d’une zone de libre échange comprenant un «  ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles ». 

Liberté de circulation des biens

Londres se réserve la possibilité de rejeter les règles futures qui ne lui conviendraient pas, en dépit des conséquences que ce rejet peut impliquer. Pour la question délicate de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, le pays propose de prendre en charge les les droits de douane et règles commerciales de l'UE pour les biens destinées à l'UE : une proposition qui risque de ne pas aller de soi du côté de Bruxelles. Pour les services, la fin du passeport financier est actée : celui-ci permet aux entreprises installées sur le sol britannique de commercer sans entraves avec le reste de l’Union européenne.

Sortie de la Cour de justice de l’UE

Dans ce nouveau schéma, les biens et les services conserveraient une certaine liberté de circulation. Ce n’est pas les cas pour les personnes, le Royaume-Uni souhaitant retrouver la main sur sa politique migratoire. Par ailleurs, un cadre institutionnel commun devra être trouvé, Londres voulant sortir de la juridiction de la Cour de justice de l’UE. Michel Barnier, le négociateur européen, a déclaré qu’il allait « étudier les propositions pour voir si elles sont réalistes ». Pas vraiment un blanc-seing, donc.


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