Changer d'emploi, c'est améliorer ses conditions de travail

30 %
30% des personnes ayant changé d'emploi et de profession se disent
plus satisfaits de leur salaire actuel.

Même si un changement d’emploi est souvent contraint, dans la majorité des cas il permet à celui qui le réalise d’améliorer ses conditions de travail, apprend-on d’une étude de la DARES, le service des statistiques du ministère du Travail.

Les personnes les plus heureuses sont celles qui ont changé de voie professionnelle

Entre 2013 et 2016, 23% des salariés qui ont changé d’emploi ou de profession ont fortement amélioré leurs conditions de travail, contre 13% des salariés qui sont restés dans le même emploi, révèle une étude de la DARES. L’amélioration est la plus significative pour ceux qui ont changé de profession, 29% déclarant un changement en mieux. S’agissant du salaire, 30% des personnes ayant changé d’emploi et de profession se disent plus satisfaits de leur salaire actuel, contre 20% de l’ensemble des salariés.

Et même en gardant son métier, on peut être plus heureux en changeant d’entreprise. Toujours selon cette étude, 28,5% des personnes qui l’ont fait déclarent bénéficier d’une meilleure reconnaissance de leur travail, 27% font part d’un meilleur soutien social et 24,5% déclarent avoir moins de conflits éthiques.

Pour 1 salarié sur 4, une restructuration est synonyme de moins bonnes conditions de travail

Quid des personnes dont les conditions de travail se sont dégradées ? L’étude montre qu’ils sont les plus nombreuses parmi les salariés qui ont choisi de conserver leur emploi, mais dont l’entreprise a connu d’importants changements organisationnels (44%). En effet, 19% de ces personnes font part d’une forte détérioration de leurs conditions de travail, contre 12% de ceux dont l’emploi n’a connu aucun changement.

Les dimensions les plus dégradées suite à un changement organisationnel sont l’intensité du travail, le manque de soutien social, le manque de reconnaissance et les conflits éthiques. À noter aussi que les salariés qui ont été bien informés du changement organisationnel à venir et qui ont pu participer aux décisions concernant ce changement sont nettement moins nombreuses à faire part d’une détérioration de leurs conditions de travail.


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