Congé individuel de formation : la Cour des comptes formule ses recommandations

0,2 %
Seul un actif sur 45 (soit 0,2 % de leur ensemble) a demandé à
bénéficier du congé individuel de formation.

La Cour des comptes appelle le législateur à revoir les modalités du congé individuel de formation (CIF) afin de le rendre plus professionnalisant, mieux adapté aux besoins de l’économie et plus accessible.

Faire de la formation tout au long de la vie une réalité

Le congé individuel de formation (CIF) a beau être un droit de tous les actifs, seules 62 000 demandes de formation ont été recensées en 2014. En d’autres mots, seuls 0,2 % des actifs ont demandé à l’utiliser. Quant aux bénéficiaires effectifs, ils n’ont été que 40 000 sur la période 2010-2015. Trop peu, selon la Cour des comptes.

Selon les auteurs du référé, une piste à explorer pour augmenter le nombre de bénéficiaires du CIF serait de promouvoir les formations se déroulant en dehors du temps de travail. Libérer un salarié pour l’envoyer en formation sur son temps de travail est en effet impensable pour bon nombre d’entreprises, en particulier de TPE. La Cour recommande également de mettre en place des formations modularisées et plus courtes, permettant l’acquisition de « blocs de compétences ».

Mettre la formation professionnelle au service de l’économie locale

Sophrologie, yoga, calligraphie… Exit les formations saugrenues et fantaisistes, la Cour des comptes suggère de supprimer la prise en charge des formations orientées vers des activités personnelles. Car, aussi étonnant que cela puisse paraître, une telle possibilité est aujourd’hui prévue par le Code du travail.

La Cour des comptes prône donc un recentrage du dispositif sur « des formations qualifiantes correspondant à un projet professionnel précis et pour lequel existent des débouchés ». Afin de permettre ce recentrage, les auteurs du référé suggèrent de recenser les métiers en tension et de repérer les métiers en émergence, afin de parvenir à une véritable anticipation des besoins des entreprises. Les auteurs du référé souhaitent que ce repérage se fasse en lien étroit avec les entreprises locales.


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