Covid-19 : la pire récession depuis 1945 attendue en France pour 2020

0,6 %
La crise économique de 2008 avait fait reculer le PIB mondial de 0,6%
en 2009.

Au départ, il y avait la « grippette », ensuite il y a eu plus de 1,3 million de cas, près de 75.000 décès et le confinement mondial, du jamais vu. Au départ, il y avait une récession de près de « 1% », maintenant il y a la pire récession de l’histoire de France depuis 1945. Décidément, cette crise du Covid-19 en fait toujours trop…

Bruno Le Maire prévient les Sénateurs (et les Français)

Si vous en aviez un peu assez des mauvaises nouvelles concernant le coronavirus Covid-19 pour la France et pour le monde, ce ne sera pas à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, qu’il va falloir demander de donner de l’espoir. Auditionné par la commission des Affaires économiques du Sénat lundi 6 avril 2020, il a prévenu que la récession qui attend la France en 2020 va être historique.

Le ministre a comparé la récession désormais attendue à cause de la crise du Covid-19 à celle de la crise économique de 2008 qui a causé une contraction du PIB de -2,2% en 2009 et qui a été « le chiffre de croissance le plus mauvais qui a été fait par la France depuis 1945 ». En 2020, ce sera pire : « nous serons vraisemblablement très au-delà des 2,2% ».

Il va falloir encore modifier le budget 2020

Le gouvernement va donc devoir faire de nouvelles modifications sur le budget annuel prévu dans la loi de finances. Surtout que les premiers calculs prévus dans la rectification votée mi-mars 2020 sont déjà faux.

Non seulement le budget rectificatif prévoyait une récession de « seulement » 1%, mais les calculs ne se basaient alors que sur un confinement bref et sur un chômage partiel sous-évalué. Ainsi, le gouvernement estimait à 32 milliards d’euros le report des charges sociales et fiscales (ce sera bien plus puisque le confinement devrait durer au moins jusqu’à la fin du mois d’avril) ou encore à 8,5 milliards d’euros le coût de la prise en charge du chômage partiel (qui est en réalité de l’ordre de 15 milliards d’euros par mois).

C’est donc un nouveau budget rectificatif que le gouvernement va devoir voter, probablement vers la fin du confinement afin d’avoir une vision plus claire du coût réel de la crise du Covid-19.


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