Energies renouvelables : l'impact de l'énergie collaborative



Comment l'énergie collaborative peut-elle faire avancer les énergies renouvelables?

A travers de nombreux secteurs, l’économie de partage tend à prendre de l’ampleur. Les comportements des consommateurs se transforment, s’accompagnant de nouvelles pratiques liées à l’essor du numérique et à la transition digitale. Quel peut être l’impact de l’énergie collaborative sur les énergies renouvelables ? Comment les acteurs du marché, tels que le fournisseur d’énergies ekWateur, s’y adaptent-ils ? Au fil de cet article, vous découvrirez quelques éléments de réponse.

A propos de l’économie de partage

Il existe plusieurs moyens d’identifier si une prestation ressort de l’économie de partage, à commencer par la mise à disposition de ressources n’étant pas utilisées à leur plein potentiel. A titre d’exemple, on peut citer un véhicule qui serait immobilisé une bonne partie du temps, ou bien un logement inoccupé durant une période prolongée.

Autre caractéristique, un tel service met davantage en lumière le bénéfice pouvant être tiré de la ressource concernée, plutôt que l’objet en lui-même. L’accent n’est donc pas mis sur la notion de propriété, mais sur la notion d’accès à la ressource.

On peut rapprocher ces nouvelles pratiques d’une forme de réaction à l’économie de masse et à la surconsommation. Progressivement, les consommateurs admettent l’idée qu’il n’est plus forcément nécessaire de posséder quelque chose pour en jouir pleinement.

La transition numérique et l’essor d’internet sont pour beaucoup dans ces modifications des comportements. On a pu voir de nombreuses plateformes dédiées à la prise de contact entre particuliers et professionnels se développer en ligne.

En outre, le collaboratif pousse son propre concept en permettant aux utilisateurs de partager leur avis sur les prestations proposées dans chaque domaine, pour informer les autres consommateurs. L’utilisateur devient donc le promoteur du service. Les grandes sociétés de VTC ou de réservation de logement l’ont d’ailleurs bien compris : l’économie de partage gagne en envergure. Les groupes qui sauront négocier le bon virage ont beaucoup à y gagner, au même titre que les consommateurs.

Le fonctionnement centralisé de la production électrique

Historiquement, la production d’électricité s’est fondée sur le principe d’une centralisation. On a donc abouti à la création de centrales nucléaires et d’un grand réseau de distribution, tous deux gérés par un seul et même acteur national.

Ce modèle centralisé a pour origines deux raisons principales : premièrement, la culture française est imprégnée de cet idéal d’indivisibilité hérité de la Révolution, et même auparavant, de l’époque moderne. Les systèmes d’administration et de bureaucratie découlent directement de cette vocation à la centralisation.

Mais cet esprit très particulier n’est pas suffisant à expliquer la gestion unique exercée par le fournisseur historique, EDF. C’est bien sûr l’impossibilité de stocker l’énergie électrique qui a imposé la création d’infrastructures adaptées aux plus hauts pics de consommation.

Il était nécessaire de pouvoir produire suffisamment d’électricité en période hivernale, afin d’assurer le bon fonctionnement des agglomérations et les habitudes des Français par très faible température. Trouver un juste équilibre entre production et consommation était indispensable.

A une époque où les infrastructures n’étaient pas aussi performantes et fiables qu’aujourd’hui, seule une grande entité très solide était en mesure de tenir l’ensemble. Pendant longtemps, ce modèle a d’ailleurs été très performant et très compétitif. Une époque révolue, signée par l’arrivée des énergies renouvelables.

Quid de l’énergie collaborative ?

L’essor de l’économie de partage a montré que de nouveaux modèles peuvent s’imposer dans le secteur énergétique, notamment à travers l’énergie collaborative. Le juste équilibre entre l’offre et la demande a déjà été trouvé dans le domaine du logement, de la mobilité et des transports : covoiturage, échange d’appartements, location ponctuelle… Les possibilités sont multiples.

En ce qui concerne la distribution d’électricité, la décentralisation a déjà été effectuée. En 2004, le marché de l’énergie s’est entièrement libéralisé pour les professionnels. Le mouvement a été suivi en 2007 pour tous les particuliers, qui ont eu accès à un grand nombre d’offres différentes du fournisseur historique. En France, la qualité du réseau de distribution est à présent solide, rendant possible cette libéralisation des marchés et la fin du monopole d’EDF sur la fourniture d’électricité.

En plus de cela, la problématique des énergies renouvelables amène de nouveaux enjeux sur la table. Désormais, les centrales nucléaires ne sont plus les seules sources énergétiques disponibles à la production. Même constat en ce qui concerne les autres ressources fossiles (gaz, charbon, fioul…). Les énergies renouvelables proviennent de l’eau, du soleil, du vent, et sont en libre accès.

Grâce aux énergies renouvelables, les conditions sont donc réunies pour que l’énergie collaborative gagne du terrain. Les acteurs du marché bénéficient d’ailleurs d’un cadre juridique favorable à leur activité. Depuis juin 2016, EDF n’est plus la seule entité pouvant recevoir des aides de la manne étatique afin de racheter les surplus d’électricité des particuliers.

L’impact de telles pratiques sur les énergies renouvelables

La décentralisation de la production électrique par le biais du partage offre de sérieuses possibilités, aussi bien aux fournisseurs qu’aux consommateurs. Partager les surplus d’électricité au sein d’un voisinage présente par exemple de nombreux avantages.

En effet, grâce à la micro production, la pression exercée sur le réseau de distribution est amoindrie, libérant de la capacité pour réaliser le transport de l’électricité sur des distances plus longues, ou de l’exporter. Tout l’intérêt des « smart grids », les réseaux intelligents, est d’ailleurs de réaliser un ajustement optimal des flux d’électricité en temps réel. Grâce à une communication efficiente entre les particuliers et les fournisseurs, il est possible d’optimiser l’équilibre entre l’offre et la demande.

Le coût quasi nul de la production des panneaux solaires, d’ailleurs, risque fort de doper l’essor de la micro production, se substituant progressivement aux ressources fossiles.

Par ailleurs, l’importance prise par l’économie de partage a toutes les chances de pousser le développement des énergies renouvelables, notamment dans le secteur de la mobilité. Il est indéniable qu’acheter une voiture électrique représente un coût non négligeable. Mais avec le développement du prêt de véhicules, les acquéreurs ont la possibilité de rentabiliser leur investissement tout en contribuant à l’essor des énergies renouvelables.

Même constat en ce qui concerne le covoiturage, puisque les passagers du conducteur possédant une voiture électrique l’aideront à amortir son investissement en partageant son coût. Et ces derniers représenteront un véhicule de moins sur les routes, assurant une petite victoire supplémentaire aux énergies renouvelables.


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