DieselGate : Après Volkswagen, les japonais Mitsubishi et Nissan ?

15 %
L'action de Mitsubishi a fondu de 15 % en Bourse après l'annonce du
trucage des émissions.

Le scandale du DieselGate qui a frappé Volkswagen au mois de septembre 2015 n'a pas encore révélé tous ses secrets ni son impact qu'un nouveau scandale du même genre frappe l'industrie automobile. Cette fois c'est le Japon qui est concerné avec les aveux faits par le constructeur Mitsubishi.

Des chiffres truqués par les salariés

Mitsubishi, dans le pur style japonais, a donné une conférence de presse concernant ce qui pourrait être un deuxième scandale majeur dans l'industrie automobile. Le constructeur japonais a confirmé avoir manipulé les résultats des tests des émissions de gaz de certains de ses modèles.

Il ne s'agirait pas, comme pour Volkswagen, d'un logiciel truqueur installé dans le logiciel des moteurs mais d'un trucage réalisé sur les tests d'émissions eux-mêmes. Mitsubishi est passé aux aveu après que des irrégularités ont été décelée sur certains de ses modèles.

Cette découverte rentre dans le cadre du serrage de vis généralisé que les autorités ont réalisées partout dans le monde après le scandale Volkswagen qui a touché 11 million de véhicules et a commencé aux Etats-Unis.

Nissan également concernée ?

Pour la France, ce scandale a un impact particulier : si Mitsubishi a dévoilé que près de 625 000 véhicules sont concernés par les trucages, le groupe a également dévoilé que son compatriote Nissan était également concerné. Les véhicules frappés par ces manipulations de résultats seraient, en partie, produits par Nissan.

Or, Nissan est partenaire de Renault. Se pourrait-il que certains des véhicules incriminés soient sur les routes de France ? Pour l'instant, Mitsubishi n'a pas encore révélé de détails. La Bourse de Tokyo, toutefois, a immédiatement sanctionné le constructeur par une chute de 15 % de son action.


Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio