En 2030 il devrait manquer 85,2 millions de travailleurs qualifiés dans le monde

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59% des dirigeants reconnaissent que leur entreprise sous-estime les
talents en tant que risque organisationnel.

La prochaine décennie sera marquée par une pénurie de main d’œuvre qualifiée, et pourtant les entreprises anticipent encore trop peu les évolutions qui les attendent, met en garde le cabinet Korn Ferry.

Seule 1 entreprise sur 10 dispose d’une stratégie en matière de talents à l’horizon 2030

Le monde se dirige vers un avenir où une ressource ne sera jamais en quantité suffisante : la main d’œuvre. Selon une étude du cabinet Korn Ferry, le marché mondial du travail devrait connaître une pénurie de 20,3 millions de travailleurs qualifiés en 2020, et jusqu’à 85,2 millions en 2030. Preuve que les entreprises y sont mal préparées, 59% des dirigeants reconnaissent que leur entreprise sous-estime les talents en tant que risque organisationnel.

En effet, si 84% des entreprises disposent de plans prévisionnels en matière de talents à court terme, seulement 9% l’ont objectivé jusqu’en 2030. Et si la main d’œuvre qualifiée est une inquiétude majeure pour 74% des DRH, seuls 13% l’estiment être leur priorité.

La pression des résultats à court terme empêche les dirigeants de se concentrer sur le prévisionnel

Pourquoi ce manque d’anticipation alors ? 67% des dirigeants disent que les pressions en faveur de retours à court terme pour les actionnaires les empêchent d’investir le temps et les ressources nécessaires pour construire une stratégie efficiente des talents. 55% des dirigeants dans le monde admettent par ailleurs avoir été détournés de la stratégie Talents par la promesse de la transformation technologique. En raison de la confiance accordée à la technologie et à ses avancées, les dirigeants d’entreprise estiment qu’un nombre croissant d’emplois ne sera plus nécessaire à mesure que la composition de la main-d’œuvre évoluera.

Si seuls 23% des PDG français estiment qu’une perspective d’une pénurie de talents est réelle, nos voisins d’outre-Rhin sont plus lucides sur cette question. En effet, 78% des dirigeants allemands pensent qu’ils souffriront d’une pénurie de compétences en 2030, et seulement 18% d’entre eux estiment qu’il sera possible de remodeler les forces vives.


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