Chaque début d’année, nous faisons des promesses. Mieux manger. Moins stresser. Être plus efficaces. Plus performants. Plus “nous-mêmes”. Et chaque début d’année, une question demeure : À quel moment avons-nous réellement appris à prendre soin de nous ?
En 2026, la meilleure résolution n’est pas de faire plus, mais de se choisir
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Published on 15 janvier 2026 4h30

23% 23 % des Français ont le sentiment de ne pas prendre soin de leur santé mentale
Une société épuisée qui continue d’avancer
Nous passons beaucoup de temps à parler de bien-être, à nous intéresser à ce qui pourrait faire sentir bien, à nous projeter dans des activités ou des pratiques qui devraient nous assurer le bonheur, et pourtant jamais nous n’avons été aussi fatigués. Fatigués mentalement, émotionnellement, intérieurement. La pression de la réussite, l’accélération permanente, l’injonction à aller toujours plus vite laissent peu de place à l’écoute de soi. Et pas qu’à niveau professionnel : nous sommes également appelés à briller en société, à être toujours disponibles, prêts à vivre toute sorte d’expériences…
Résultat : une normalisation de l’épuisement. On tient. On encaisse. On avance. Jusqu’à quand ?
Prendre soin de sa santé mentale n’est pas un luxe
La santé mentale n’est pas une option de confort réservée à quelques privilégiés. Elle est le socle de nos équilibres personnels, relationnels et professionnels. Ignorer ses signaux internes, c’est accepter de fonctionner en déséquilibre permanent.
En 2026, prendre soin de soi n’est pas une fuite du réel. C’est une manière lucide d’y faire face.
Se choisir, sans égoïsme ni culpabilité
Se choisir ne signifie pas se couper du monde.
Cela signifie poser des limites, reconnaître ses besoins, accepter ses vulnérabilités et faire des choix alignés.
C’est refuser de se définir uniquement par ce que l’on produit, par ce que l’on montre, par ce que l’on réussit.
C’est se rappeler que la valeur d’un individu ne se mesure pas à son niveau de performance.
Travailler sur soi : un acte de responsabilité
S’observer, se questionner, chercher à comprendre ses fonctionnements n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un acte de maturité. Nous avons appris à tout optimiser, sauf notre rapport à nous-mêmes.
Or, mieux se connaître permet de mieux vivre, mieux décider, mieux relationner.
Changer de regard sur le changement
Le début d’année est souvent abordé comme une course au changement rapide. Et si, cette fois, nous changions de regard plutôt que de rythme ? Si l’enjeu n’était pas de faire plus, mais de faire autrement ?
En 2026, la plus grande transformation pourrait être intérieure, silencieuse, durable.
Une résolution simple, mais essentielle
Cette année, peut-être devrions-nous arrêter de promettre d’être “meilleurs”. Et commencer par être plus justes avec nous-mêmes, plus indulgents.
Parce que lorsque l’on prend soin de son équilibre intérieur, le reste suit naturellement.
Se choisir : un acte profondément politique
Se choisir, aujourd’hui, n’est pas un repli sur soi. C’est un acte de résistance face à une société qui valorise l’épuisement plutôt que l’équilibre, la vitesse plutôt que le sens, la performance plutôt que l’humain.
En 2026, prendre soin de soi, de sa santé mentale, de son rapport aux autres et à soi-même devient un enjeu collectif autant qu’individuel. Une société qui va mieux commence toujours par des individus qui s’autorisent à aller mieux.
Peut-être est-ce là, finalement, la seule résolution qui mérite d’être tenue : cesser de se maltraiter au nom d’idéaux qui ne nous ressemblent plus. Et accepter, enfin, que se choisir n’est ni une faiblesse ni un luxe, mais une condition essentielle pour durer, créer et vivre pleinement.
