À l’approche de Pâques 2026, une étude révèle que la tradition du chocolat résiste à la hausse des prix et aux arbitrages budgétaires. Malgré un contexte économique tendu, une large majorité de Français continuent d’acheter du chocolat pour célébrer la fête, quitte à comparer davantage les prix et à anticiper leurs achats.
Pâques : budget serré mais le chocolat reste incontournable

Dans un contexte d’inflation alimentaire et de hausse du coût des matières premières, le chocolat demeure pourtant un produit incontournable. Selon cette enquête menée auprès de plus de 10 000 répondants, une très large majorité de consommateurs prévoit toujours d’acheter du chocolat pour cette fête, mais avec des stratégies d’achat plus réfléchies et une attention accrue aux prix.
Le chocolat reste central à Pâques malgré le coût et la hausse des prix
La tradition du chocolat à Pâques demeure solidement ancrée dans les habitudes des ménages français. Selon l’étude publiée par Bonial, 83 % des utilisateurs de l’application déclarent avoir acheté du chocolat pour Pâques en 2025, que ce soit pour leur propre consommation ou pour offrir à leur entourage. Cette forte proportion confirme l’importance du chocolat dans les rituels familiaux liés à Pâques. Même dans un contexte économique contraint, les consommateurs continuent d’acheter ces produits emblématiques. En revanche, les comportements évoluent. Les ménages arbitrent davantage leurs dépenses et privilégient des achats plus préparés. Le budget consacré au chocolat a atteint ainsi 55 euros en moyenne en 2025, soit 4 euros de plus qu’en 2024, selon Bonial.
Cette progression du budget peut sembler paradoxale dans un climat marqué par la pression sur le pouvoir d’achat. Pourtant, elle illustre une réalité bien connue des économistes de la consommation : certaines dépenses liées aux fêtes ou aux traditions familiales restent relativement préservées. Le chocolat de Pâques appartient précisément à cette catégorie de produits plaisir. Déjà en 2025, une précédente étude indiquait que les Français consacraient environ 51 euros en moyenne à leurs achats de chocolat de Pâques, confirmant l’importance économique de cette période pour la filière.
Pâques : acheter du chocolat en comparant davantage les prix
Si le chocolat reste incontournable, la manière de l’acheter évolue clairement. L’étude souligne que les consommateurs sont désormais beaucoup plus attentifs au coût et aux promotions. Dans ce contexte, 70 % des acheteurs déclarent que le prix constitue le critère numéro un dans leur décision d’achat, en progression par rapport à l’année précédente. Les promotions jouent également un rôle majeur dans les arbitrages budgétaires. Elles influencent 57 % des consommateurs, loin devant d’autres critères comme le goût (29 %), la marque (28 %) ou les ingrédients (11 %), selon la même étude.
Cette évolution traduit une transformation plus large des comportements de consommation. Les Français préparent davantage leurs achats et comparent les offres avant de passer à l’acte. Laurent Landel, président de Bonial France, résume cette tendance en déclarant : « À l’approche de Pâques, les consommateurs restent attachés aux rituels gourmands, mais ajustent davantage leurs choix. Le prix et les promotions occupent une place centrale dans les décisions d’achat, ce qui renforce le rôle de la préparation en amont ».
Cette stratégie d’optimisation s’inscrit également dans un contexte global de hausse des prix du cacao. Plusieurs analyses ont montré que les prix du chocolat ont fortement progressé ces dernières années en raison de mauvaises récoltes en Afrique de l’Ouest et de la hausse du coût des matières premières. En 2025, certaines références de chocolat de Pâques ont ainsi vu leur prix augmenter de 14 % en moyenne, selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.
Acheter son chocolat : grandes surfaces et habitudes de consommation
L’étude met aussi en évidence les lieux privilégiés pour acheter du chocolat à l’occasion de Pâques. Sans surprise, les grandes surfaces dominent largement les circuits de distribution. Les achats se réalisent à 95 % en magasin physique, tandis que le commerce en ligne représente encore 5 % des transactions. Dans le détail, certaines enseignes tirent particulièrement leur épingle du jeu. Lidl arrive en tête des distributeurs pour les achats de chocolat de Pâques avec 37 % des consommateurs, suivi par E.Leclerc (32 %) et Carrefour (26 %), d’après la même enquête.
Les enseignes spécialisées dans le chocolat conservent cependant une clientèle fidèle, même si leur part reste plus limitée. Jeff de Bruges attire ainsi 5 % des acheteurs, tandis que Leonidas représente 3 % des achats. En parallèle, les préférences des consommateurs restent très marquées par les grands classiques de Pâques. Les moulages en chocolat — lapins, poules ou cloches — dominent les paniers d’achat, avec 60 % des consommateurs, devant les œufs surprise (51 %) et les œufs classiques (41 %). Les fritures de chocolat, en revanche, ne concernent que 16 % des acheteurs.
Enfin, le parcours d’achat devient de plus en plus préparé et numérique. Les consommateurs multiplient les sources d’information pour trouver les meilleures offres. Selon l’enquête, 30 % consultent les prospectus papier, 28 % les sites web des enseignes et 26 % utilisent des applications ou plateformes spécialisées comme Bonial pour repérer les promotions avant de se rendre en magasin.