Une semaine cruciale pour Bayrou : le 8 septembre en ligne de mire
Le 3 septembre 2025, François Bayrou a tenu à marteler un message clair : malgré les doutes croissants sur sa majorité, il ne se résigne pas à l’échec. « Je ne suis pas défaitiste », a-t-il affirmé dans une déclaration relayée par Le Monde. Cette formule, volontairement directe, intervient alors que le gouvernement affronte un vote de confiance hautement risqué, prévu pour le 8 septembre 2025.
En toile de fond, la réforme controversée prévoyant la suppression de deux jours fériés continue de fracturer la majorité, envenimant les rapports avec la gauche comme avec une partie des centristes. Le débat ne porte pas seulement sur les jours concernés, mais sur la méthode et la légitimité politique du projet.
Réforme des jours fériés : Bayrou prêt à des concessions pour conserver la confiance
Au cœur de la crise, la réforme budgétaire reste le principal foyer de tension. Pour désamorcer le risque de rejet, Bayrou affiche désormais une ligne plus souple. François Bayrou a déclaré être « prêt à étudier toute solution ».
Dans le détail, le Premier ministre n’exclut pas d’amender la réforme. Selon BFMTV, l’hypothèse d’une suppression partielle, excluant par exemple le 1er mai, serait désormais sur la table. Il s’agirait de préserver le principe d’économies tout en réduisant l’impact symbolique de la mesure.
Les Républicains, pour leur part, ont indiqué être en contact avec Matignon. Selon Public Sénat, certains d’entre eux affirment que Bayrou serait prêt à revenir sur la suppression pure et simple des deux jours fériés, à condition de trouver des mesures compensatoires « sérieuses et mesurables ».
Macron mise sur l’ouverture : une coalition élargie pour éviter la dissolution
Face à la perspective d’un échec parlementaire, Emmanuel Macron pousse son gouvernement à élargir sa base, en travaillant avec le Parti socialiste par exemple, une formation jusqu’ici marginalisée par la majorité présidentielle.
Cette stratégie d'alliances temporaires et ciblées n’est pas sans risque : elle pourrait fragiliser davantage la cohérence du gouvernement, tout en nourrissant les accusations d’opportunisme.
Sur le fond, rien n’est encore signé. Les socialistes réclament des contreparties claires, notamment sur les politiques sociales et environnementales, tandis que les tensions internes à la majorité restent vives. La majorité relative issue des législatives de 2022 peine à trouver un second souffle.
L’ombre d’une dissolution : menace tactique ou scénario plausible ?
À l’approche du vote de confiance prévu le 8 septembre 2025, la pression monte au sein de l’exécutif. François Bayrou poursuit ses consultations pour maintenir l’unité de la majorité présidentielle, fragilisée par le projet de suppression de deux jours fériés. Tandis que l’issue du scrutin demeure incertaine, l’Élysée cherche des relais politiques, notamment auprès du Parti socialiste, explicitement mentionné dans la communication officielle du jour. Cette stratégie de recentrage illustre la volonté du président de la République de consolider sa base parlementaire, alors que vingt et un députés n’ont pas encore arrêté leur position. En toile de fond, la possibilité d’une dissolution reste évoquée dans les cercles politiques, sans pour autant faire l’objet d’aucune déclaration officielle à ce stade.
