Anticiper les courses et les repas, penser aux rendez-vous médicaux, organiser les emplois du temps de la famille, ou encore gérer les devoirs… La charge mentale parentale ne se limite pas à une simple liste de tâches à accomplir : elle correspond à tout ce travail invisible, qui consiste à penser à tout, en permanence, pour que la vie de famille fonctionne au mieux.
Charge mentale parentale : les conseils pour un quotidien plus serein

Si elle concerne tous les parents, elle repose encore très majoritairement sur un seul membre du couple, et génère bien souvent fatigue, tensions, perte de patience, culpabilité et sensation de ne jamais en faire assez, voire de ne pas être à la hauteur.
En ce début d’année, période propice aux bonnes résolutions mais aussi à une certaine remise en question, Babychou Services, spécialiste de la garde à domicile d’enfants de 0 à 12 ans, a donné la parole à trois expertes de terrain : Célia, Marie-Claire et Christine. Fortes de leur expérience auprès des familles, elles partagent leurs conseils simples et aisément applicables, pour alléger sa charge mentale et retrouver une vie de famille plus sereine.
Les signaux d’alerte à prendre en compte
La charge mentale parentale peut se manifester de différentes façons. Célia, 24 ans et intervenante Babychou Services depuis 5 ans, en observe les signes très concrets chez certaines familles qu’elle accompagne : « le manque d’organisation finit souvent par engendrer de la fatigue – aussi bien physique qu’émotionnelle -, de l’impatience, des tensions au sein du foyer ou encore des oublis (de rendez-vous, d’éléments importants de la liste de courses, etc.). Cela se ressent aussi bien chez les enfants que chez les parents, et se traduit à travers une heure de coucher tardive, des repas pris à la hâte, ou encore par la sensation d’être débordé et de courir en permanence. »
Christine, 55 ans et experte Babychou Services de longue date, évoque quant à elle des parents souffrant souvent d’un certain manque de relais : « Est-ce lié à une évolution de notre société ? Mais je constate qu’actuellement, les grands-parents peuvent de moins en moins être mis à contribution. Certains travaillent encore, d’autres sont moins disponibles car ils souhaitent profiter enfin d’une retraite bien méritée… En conséquence, les parents doivent s’occuper de leurs enfants de façon quasi permanente. Ils sont donc souvent amenés à faire des choses (courses, rendez-vous etc.) avec leurs enfants, mais pas pour leurs enfants. C’est-à-dire que l’enfant doit suivre les activités nécessaires des adultes, au détriment d’un temps de qualité (jeu, échanges, sorties, découvertes etc.) partagé avec lui. Et, au quotidien, la phrase qu’entendent le plus les enfants, c’est « dépêche-toi ! » … »
Marie-Claire, 56 ans et elle aussi intervenante Babychou Services depuis plusieurs années, souligne que certaines périodes accentuent particulièrement cette charge : « la rentrée scolaire, avec son lot de nouvelles activités extrascolaires à intégrer à l’emploi du temps, mais aussi la fin d’année et ses impératifs (achat de cadeaux, organisation des retrouvailles familiales, etc…). A ces moments-là, leur charge mentale monte très vite ».
Toutes trois s’accordent à inciter les parents à en parler autour d’eux, à oser demander des conseils ou encore de l’aide, avant que la famille ne se trouve en situation de souffrance. Cela ne constitue en aucun cas une marque de faiblesse, bien au contraire ! Cela leur permet de privilégier ainsi le bien-être et l’épanouissement familial.
Organisation et anticipation : les piliers d’un quotidien plus fluide
Pour les trois expertes Babychou Services, l’organisation et l’anticipation constituent de véritables leviers pour alléger la charge mentale des familles.
« Avec des enfants, si on n’anticipe pas, on peut très vite se retrouver dépassé. Il suffit alors d’un seul grain de sable pour que toute l’organisation déraille. Or, quand chacun sait ce qu’il a à faire, et dans quel ordre, tout se déroule beaucoup mieux ! Même un imprévu devient alors plus facile à gérer… La famille peut ainsi recourir à une nouvelle organisation, sur le modèle du batch cooking. Le dimanche, les parents peuvent préparer les repas, les tenues et anticiper les rendez-vous pour le début de semaine, et de même le mercredi, pour la fin de semaine », conseille Célia.
Ainsi, anticiper en amont permet d’absorber plus facilement les aléas du quotidien. « On peut par exemple, tous les soirs, impliquer l’enfant dans la préparation de sa tenue en fonction de la météo du lendemain, de son sac et de sa boîte à goûter. En procédant ainsi et en l’accompagnant, on lui donne un cadre et on favorise progressivement son autonomie. », complète Christine.
Toujours dans cette idée, Marie-Claire recommande quant à elle de « penser aussi à des rangements astucieux, à portée des enfants, pour faciliter et simplifier leur quotidien. Avoir des horaires réguliers aide grandement également, car ainsi l’enfant, comme toute la famille d’ailleurs, a des repères et un cadre stable ».
Toutes trois évoquent aussi l’importance de bien répartir les rôles et les tâches entre adultes, quitte à opter pour des outils partagés qui permettent par exemple que chacun soit au fait des impératifs et échéances importantes pour la famille.
Les routines : des repères sécurisants pour les enfants… comme pour les parents
Contrairement aux idées reçues, l’instauration de routines au quotidien ne bride pas : au contraire, celles-ci rassurent. « Mettre en place et maintenir sur la durée une routine matinale, c’est essentiel. L’enfant a alors des repères et sait ce qu’il a à faire : petit-déjeuner, s’habiller, se laver les dents. Il n’y a pas besoin de répéter sans cesse, un véritable allègement pour les parents ! », explique Célia.
« Les enfants intègrent très vite ces petites habitudes, ce qui fait qu’il devient inutile de les presser, ni de s’énerver. En cas de besoin, il suffit de rappeler la routine, simplement par exemple en la montrant si celle-ci est clairement affichée et visible. On montre à l’enfant qu’on est là si besoin, mais on n’est plus dans la tension, cela change tout », ajoute Marie-Claire.
De son côté, Christine insiste sur l’importance de donner un cadre clair, sans toutefois laisser l’enfant tout gérer seul trop tôt : « Avant 7 ou 8 ans, un enfant n’est pas capable de tout anticiper. Le laisser faire sans accompagnement, ce n’est donc pas lui rendre service. Il a besoin qu’on le guide, qu’on mette des mots, qu’on lui donne des repères. Une attitude qui vaut aussi pour les incontournables que sont les devoirs : on fait un point avec lui en amont sur ce qu’il a à faire, avant de le laisser faire de façon autonome, mais en lui montrant qu’on est là si nécessaire. Attention également à veiller à proposer, avant ce temps fort du soir, une sorte de sas de décompression à l’enfant : il goûte, on échange avec lui et on se débriefe de la journée, il peut aussi un peu jouer si besoin. Cela contribuera à rendre la fin de journée beaucoup plus détendue pour tous… »
Le soir aussi, la routine a des vertus : elle apaise. « Quand le déroulé est clair – goûter et/ou jeu, devoirs, bain, repas, coucher – l’enfant se sent en sécurité. Moins on improvise, moins il y a de tensions », précise Célia.
Impliquer les enfants dès le plus jeune âge : un gain durable
Les expertes Babychou Services sont unanimes : l’autonomie se construit sur la durée, et demande parfois d’accepter que les choses prennent un peu plus de temps. « On a tendance à vouloir que tout aille vite. Mais laisser l’enfant faire, même imparfaitement, c’est en quelque sorte un pari sur l’avenir : à long terme, tout le monde y gagne. Un enfant autonome, c’est une charge mentale en moins pour toute la famille. Il est donc important de ne pas tout faire à la place de l’enfant : il est parfaitement capable de ranger seul ses vêtements ou sa chambre, et de participer à certaines tâches de la maison. Le parent peut juste être là pour l’accompagner, le guider si besoin », rappelle Christine.
Ainsi, l’une des clés pour alléger durablement la charge mentale consiste à impliquer chacun, et donc y compris les enfants, dans l’organisation familiale. « Dès qu’un enfant sait marcher, il peut participer. Ranger ses jouets, aider à mettre la table ou la débarrasser, vider le lave-vaisselle… Pour eux, ce n’est pas une corvée, c’est un jeu, une fierté : ils font « comme les grands ». On peut bien sûr faciliter cette organisation, en recourant par exemple à un tableau de répartition des tâches, avec des magnets, affiché clairement et de façon visible dans la cuisine. Cela peut s’avérer d’autant plus utile pour les plus grands, parfois moins enclins à donner un coup de main… », conseille Célia.
Marie-Claire abonde dans le même sens : « Petits, le mimétisme joue un grand rôle dans l’apprentissage des habitudes et des compétences. En tant que parent, il suffit donc souvent de montrer l’exemple, et l’enfant suit, tout heureux. Pour les plus grands, je m’appuie davantage sur leur envie de bouger une fois à table (par exemple, un simple « ah tiens, on a oublié l’eau et les fourchettes » suffit parfois à ce qu’ils se précipitent hors de table pour ramener les éléments manquants) ou sur leur goût pour le jeu. Ainsi, toujours pour ce temps du repas, on peut déclarer « jouer au restaurant », favorisant ainsi, de façon ludique, certaines tâches comme celles de dresser la table, participer au service, débarrasser etc. Tout cela fait partie de leur apprentissage ! ».
Alléger sa charge mentale, c’est aussi accepter de lâcher prise… et de déléguer
Pour Christine, vouloir tout faire parfaitement est souvent contre-productif : « Souvent, les mères font, pour que tout soit fait vite, et comme elles le souhaitent. Cela tient au fait qu’une maman est par nature très protectrice. Elle n’arrête pas de faire, parfois sans même s’en rendre compte, car sa priorité est de prendre soin des siens – enfants comme conjoint. Certaines ont aussi besoin de faire pour se sentir utile, pour exister, parfois jusqu’à l’épuisement. Ces mères ont parfois l’impression de perdre du temps en prenant le temps. Or ce temps-là est fondamental. Ainsi, si un soir on saute la douche pour prendre le temps de jouer ou de discuter avec son enfant, ce n’est pas grave ! Ce qui compte, c’est de préserver l’essentiel : passer du temps de qualité avec lui ».
Un point de vue clairement partagé par Marie-Claire : « les femmes accordent encore bien trop d’importance au fameux mythe de la femme parfaite, celle qui doit assurer sur tous les fronts. Mais quelle pression sur leurs épaules ! Nous menons tous aujourd’hui une vie particulière, à 100 à l’heure et avec beaucoup de stress. Or l’enfance constitue un temps fort et essentiel, celui pendant lequel il faut accompagner nos tous petits pour qu’ils deviennent plus tard des adultes curieux et autonomes. Il faut donc savoir faire preuve de patience, car ces compétences s’acquièrent petit à petit, sur la durée. Gardons en tête que le temps de l’enfant n’est pas celui de l’adulte. Ce qu’on peut assimiler à une perte de temps constitue en réalité un investissement pour l’avenir, en autonomie, en confiance et en sérénité. »
Et en matière de charge mentale, la difficulté à déléguer fait souvent figure de nœud du problème : « On se dit que ce sera plus rapide de le faire soi-même… mais en réalité on s’épuise à petit feu, car souvent on a un haut niveau d’exigence envers soi-même. De plus, il ne faut pas se leurrer, dans les familles la charge mentale est rarement partagée entre les deux conjoints… C’est généralement un seul des deux qui la porte. Pourtant, c’est mathématique… apprendre et savoir déléguer une partie de cette charge à son conjoint, c’est être deux à l’assumer. C’est donc d’autant moins de fatigue et de stress. », complète Célia.
Par conséquent, oser faire appel à l’autre, que celui-ci soit son conjoint, un grand-parent, des voisins, ou encore un intervenant de la garde à domicile, ne doit pas être considéré comme honteux, bien au contraire. Cela permet de retrouver du temps, de la sérénité mais aussi de la disponibilité mentale.
Nos trois expertes s’accordent ainsi sur le rôle parfois essentiel qu’elles jouent auprès des familles : quand un intervenant récupère l’enfant à la sortie de l’école, prépare le goûter, accompagne pour les devoirs, gère si besoin les trajets liés aux activités extra-scolaires et facilite le quotidien de la famille en réalisant de petites tâches comme étendre une lessive, plier le linge ou encore anticiper le repas du soir, cela concourt à la création d’un foyer plus apaisé. Les parents rentrent du travail beaucoup plus sereins, l’ambiance familiale est plus douce. Ils n’ont plus qu’à profiter d’un temps de qualité avec leurs enfants.
Babychou Services, un allié du quotidien pour des familles plus sereines
La charge mentale parentale n’est pas une fatalité ! Oser déléguer, revoir son organisation et accepter de solliciter une aide extérieure si nécessaire, permet aux familles de retrouver du temps de qualité, de la sérénité et du plaisir à être ensemble. C’est tout le sens de l’accompagnement que nous proposons au quotidien chez Babychou Services. Nous avons à cœur de faciliter leur quotidien, et de favoriser le bien-être et l’épanouissement de tous, petits et grands !
