La consommation des Français évolue rapidement. Selon plusieurs études récentes, les produits matériels perdent progressivement du terrain face aux expériences, qu’il s’agisse de voyages, de loisirs ou de sorties culturelles. Dans un contexte d’inflation persistante et de budgets contraints, cette transformation de la consommation révèle de nouvelles priorités : vivre davantage de moments marquants, quitte à réduire certains achats traditionnels.
Consommation : comment les Français transforment leurs priorités d’achats

Une étude relayée par Presse Agence à partir de données d’iGraal confirme une mutation profonde de la consommation en France. Les ménages arbitrent différemment leurs dépenses et privilégient de plus en plus les expériences plutôt que les produits matériels. Cette évolution intervient alors que les habitudes d’achats ont déjà été profondément bouleversées par l’inflation et la digitalisation de l’économie. Derrière cette tendance, un phénomène plus large apparaît : la recherche de sens et de souvenirs durables dans la consommation.
Consommation : les expériences deviennent une nouvelle priorité d’achats
La consommation française reste dynamique mais se transforme. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, les Français ont dépensé près de 200 milliards d’euros pour leurs achats en ligne en 2025, représentant 3,2 milliards de transactions, soit une progression de 7 % sur un an. Toutefois, derrière cette croissance du commerce électronique, les priorités évoluent. Les consommateurs continuent d’acheter des produits, mais l’objectif de ces achats change : ils servent de plus en plus à financer des expériences.
Dans ce contexte, la notion de plaisir prend une place centrale dans la consommation. Selon le baromètre OpinionWay pour Bonial publié en début d’année, 69 % des Français déclarent éprouver du plaisir lorsqu’ils réalisent leurs achats, soit une hausse de 4 points sur un an, d’après Bonial. Cette progression révèle une transformation du rapport aux achats : ils ne sont plus uniquement utilitaires, mais deviennent un moyen d’accéder à des moments de satisfaction ou à des activités enrichissantes.
La tendance se confirme dans l’étude relayée par Presse Agence le 5 mars 2026, qui explique que les consommateurs privilégient désormais « des expériences capables d’enrichir la vie quotidienne et de forger des souvenirs pérennes ». Les achats de produits matériels restent présents dans la consommation, mais ils sont de plus en plus perçus comme secondaires face à la valeur émotionnelle d’une expérience.
Consommation et expériences : voyages, loisirs et sorties en tête
Dans la pratique, les expériences privilégiées par les Français concernent d’abord les loisirs et le tourisme. Réserver un vol, organiser un dîner gastronomique ou assister à un concert figure désormais parmi les priorités budgétaires, selon Presse Agence. Cette évolution traduit un déplacement de la consommation vers des activités immatérielles qui apportent des souvenirs durables plutôt qu’une accumulation de produits.
Cette transformation de la consommation s’explique également par l’évolution des attentes sociétales. Les consommateurs accordent désormais davantage d’importance à l’authenticité et à la qualité des moments vécus. Par ailleurs, l’expérience d’achat elle-même devient un facteur décisif. Selon une étude citée par La Retail Tech, 64 % des Français souhaitent que l’intelligence artificielle améliore au moins un aspect de leur expérience d’achat. Autrement dit, même lorsque les consommateurs achètent des produits, ils recherchent une expérience plus fluide, personnalisée et immersive.
Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large de la consommation. Selon Capgemini, 74 % des consommateurs déclarent être prêts à changer de marque pour bénéficier de prix réguliers plus bas et d’une meilleure perception de la valeur. Ce chiffre, publié dans l’étude « Ce qui compte pour le consommateur en 2026 », montre que les arbitrages de consommation sont de plus en plus stratégiques. Les produits restent indispensables, mais ils sont souvent choisis de manière plus rationnelle afin de préserver le budget consacré aux expériences.
Consommation et cashback : optimiser les achats pour financer les expériences
Dans ce nouveau modèle de consommation, les stratégies d’optimisation des achats se multiplient. Les consommateurs cherchent des moyens de réduire le coût de leurs produits afin de consacrer davantage de ressources à leurs expériences. Le cashback s’impose progressivement comme l’un de ces outils. Le principe est simple : une partie du montant des achats est remboursée après la transaction. Selon l’étude relayée par Presse Agence, les utilisateurs de cashback peuvent économiser jusqu’à 20 % sur certains achats, notamment les vols, et environ 5 % sur l’hébergement. Cette mécanique permet de transformer une dépense classique en financement indirect d’expériences.
La directrice marketing d’iGraal, Pauline Duquense, décrit cette évolution des comportements : « Chez iGraal, nous voyons nos utilisateurs profiter du cashback pour organiser leurs vacances, ce qui leur permet de réaliser des économies — dans certains cas, jusqu’à 20 % sur les vols ou 5 % sur l’hébergement », a-t-elle déclaré dans l’article publié par Presse Agence. Elle précise également que ces économies sont souvent réinvesties dans d’autres activités : « Ces économies peuvent ensuite être utilisées pour étirer leur budget de voyage ou couvrir d’autres dépenses mensuelles. Mais il ne s’agit pas seulement de voyages : les consommateurs français utilisent aussi le cashback pour acheter des équipements sportifs, des billets de concert, et d’autres activités qui enrichissent leur quotidien », a-t-elle ajouté.
Cette logique correspond à une stratégie de consommation de plus en plus répandue : réduire le coût des achats quotidiens afin de préserver un budget dédié aux expériences. En 2025, la plateforme iGraal revendiquait plus de 12 millions de membres et environ 120 euros d’économies annuelles par utilisateur, selon Presse Agence le 5 mars 2026.