À la Noël 2025, les Français ont consommé davantage qu’un an plus tôt, selon les chiffres communiqués par le gouvernement. Malgré des budgets contraints et une vigilance accrue sur les dépenses, la consommation festive a progressé, notamment autour de la table du réveillon, de quoi offrir un signal positif pour l’économie française en cette fin d’année.
Noël : la consommation des Français en hausse, un signal positif pour l’économie

En 2025, un réveillon plus généreux malgré les contraintes
Noël 2025 restera comme un moment de respiration pour la consommation en France. Alors que l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat, les données révélées par Serge Papin, le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, dans un entretien au Parisien - Aujourd’hui en France, montrent que les ménages ont tout de même consommé davantage pendant les fêtes. La consommation enregistrée le 24 décembre 2025 a progressé d’environ 10% par rapport à la même date en 2024, et même de 15-10% dans certaines enseignes de la grande distribution, annonce le ministre. Les produits destinés à la table de Noël, comme les viandes, les poissons, les desserts et les boissons, ont largement bénéficié de cet élan.
Cette hausse traduit un attachement fort des Français aux traditions du réveillon, même lorsque les arbitrages budgétaires sont serrés. Ainsi, malgré la prudence affichée tout au long de l’année, Noël reste un moment où les ménages acceptent de relâcher leurs contraintes financières.
D'après l’Observatoire Ankorstore du Commerce Indépendant, le budget moyen consacré aux fêtes s’élève à 470 euros cette année. Mais cela ne veut pas dire que les Français en ont les moyens, car ces achats ont largement été financés par des prêts. Ainsi, plus de 40% des Français finiront de payer leurs achats de Noël plusieurs mois après les fêtes, parfois même au printemps.
Noël, un moteur ponctuel mais stratégique pour l’économie
Pour le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, cependant, cette consommation élevée est interprétée comme un indicateur de confiance relatif des ménages. Même si les dépenses sont encadrées, les Français continuent de consommer à Noël, soutenant ainsi l’activité commerciale et les filières agroalimentaires.
Par ailleurs, la consommation de Noël révèle des comportements toujours très concentrés dans le temps. Ainsi, 38% des Français ont réalisé leurs achats à la dernière minute. Pour l’économie, cette dynamique ne suffit pas à compenser les fragilités structurelles, mais elle offre néanmoins un soutien ponctuel bienvenu à la croissance en fin d’année.
