La croissance française ralentit nettement en 2025 : à peine 0,9 % sur l’année selon l’Insee, avec un dernier trimestre marqué par un PIB en hausse limitée, un pouvoir d’achat sous pression et un commerce extérieur redevenu moteur.
Croissance : l’Insee annonce 0,9 % pour la France en 2025

Le 27 février 2026, l’Insee a publié ses résultats détaillés des comptes nationaux du quatrième trimestre 2025. Ils dressent le bilan d’une année de croissance modérée pour la France. Sur l’ensemble de 2025, le produit intérieur brut affiche une progression de 0,9 %, après 1,1 % en 2024.
Dans le détail, la croissance du dernier trimestre confirme l’essoufflement progressif de l’économie française. « Au quatrième trimestre 2025, l’évolution du produit intérieur brut (PIB) en volume est confirmée à +0,2 % », indique l’Insee dans sa publication du 27 février 2026. Après un troisième trimestre plus dynamique à +0,5 %, le rythme ralentit nettement.
Une croissance du PIB en France tirée par le commerce extérieur
La croissance du PIB au quatrième trimestre 2025 atteint donc +0,2 %, selon l’Insee le 27 février 2026. Ce chiffre, modeste, masque des évolutions contrastées entre les différentes composantes de l’économie française.
Le commerce extérieur constitue le principal soutien de cette hausse. Les exportations progressent encore de 1,0 % au quatrième trimestre, après un bond de 3,1 % au trimestre précédent, toujours selon l’Insee. Dans le même temps, les importations reculent fortement de 1,1 %, après une hausse de 1,4 % au troisième trimestre. Cette combinaison favorable améliore mécaniquement la contribution des échanges extérieurs à la croissance.
L’Insee précise que la contribution du commerce extérieur à l’évolution du PIB s’établit à +0,7 point au quatrième trimestre 2025, après +0,5 point au trimestre précédent. Autrement dit, sans le dynamisme relatif des exportations et la contraction des importations, la croissance française aurait été quasi nulle.
En revanche, les variations de stocks pèsent lourdement sur l’activité. Leur contribution à l’évolution du PIB est négative de -0,8 point au quatrième trimestre 2025, après -0,4 point au troisième trimestre. Cette dégradation atténue fortement l’effet positif du commerce extérieur.
Sur l’ensemble de l’année, la croissance atteint donc 0,9 % en 2025, contre 1,1 % en 2024. L’économie française ralentit donc, sans pour autant basculer dans la stagnation.
Consommation : un soutien fragile à la croissance
La consommation des ménages apporte un appui mesuré à la croissance. Au quatrième trimestre 2025, elle accélère légèrement : +0,4 % après +0,1 % au troisième trimestre. Ce redressement contribue à maintenir le PIB en territoire positif.
Dans le détail, la consommation de biens progresse de 0,5 % après +0,1 %, tandis que celle des services augmente de 0,2 % après +0,1 %, toujours selon l’Insee. Cette dynamique, bien que modérée, traduit une certaine résilience de la demande intérieure en France. Sur l’ensemble de 2025, la consommation des ménages progresse de 1,0 %. Ce rythme reste cohérent avec une croissance annuelle du PIB limitée à 0,9 %.
L’investissement, en revanche, marque le pas. La formation brute de capital fixe ralentit nettement au quatrième trimestre, à +0,3 % après +0,8 % au troisième trimestre, selon l’Insee. Plus préoccupant encore, l’investissement en produits manufacturés recule de 1,0 % après une hausse de 0,5 %. Ce repli suggère une prudence accrue des entreprises face aux perspectives économiques.
Le marché du travail ne donne pas non plus de signal d’accélération. Le nombre total d’heures travaillées diminue de 0,1 % au quatrième trimestre 2025, après une hausse de 0,1 % au trimestre précédent.
