Un ressortissant ukrainien a été interpellé, à la fin du mois de juillet, dans le sud de l’Ukraine par les gendarmes français de l’Unité nationale de lutte contre la cybercriminalité (UNC). Cette arrestation intervient dans un contexte international tendu, alors que les forces de l’ordre poursuivent leur traque du redouté groupe LockBit, spécialisé dans les attaques par rançongiciel.
Cyberattaque : un membre de LockBit interpellé en Ukraine par les gendarmes français

L’UNC sur la piste des cybercriminels : un homme dans le collimateur
Le groupe LockBit, bien connu des autorités pour ses attaques informatiques destructrices, se voit à nouveau affaibli par une interpellation décisive. L’homme, dont l’identité reste confidentielle, est accusé d’être un "rançonneur affilié à LockBit", selon un article de Gendinfo publié par le ministère de l’Intérieur. Il aurait participé à plusieurs dizaines d’attaques informatiques, menées à la fois sur le sol français et à l’étranger.
Les techniques utilisées relèveraient d’une haute technicité : intrusions dans des réseaux sensibles, cryptage des données, et demande de rançon en échange du déblocage. Son rôle présumé ? Expert en intrusion réseau, capable de neutraliser les dispositifs de sécurité numérique les plus avancés.
Une arrestation transfrontalière
L’opération, menée le 16 juillet 2025, a nécessité une coopération étroite entre la France et l’Ukraine, dans un climat géopolitique déjà complexe. C’est l’Unité nationale de lutte contre la cybercriminalité (UNC), dépendant de la gendarmerie nationale, qui a coordonné l’intervention sur le terrain. Selon les informations de Franceinfo, cet homme est soupçonné d’avoir mené plusieurs attaques contre des cibles françaises, bien que les détails de ces opérations restent confidentiels pour le moment.
Le parquet de Paris a confirmé l’interpellation, ouvrant ainsi la voie à de possibles poursuites judiciaires en France. Cette affaire s’inscrit dans la continuité des grandes manœuvres policières internationales visant LockBit, amorcées depuis février 2024, lorsqu’un vaste coup de filet mondial avait permis de désorganiser le groupe.
LockBit : anatomie d’un réseau cybercriminel tentaculaire
Créé au début des années 2020, LockBit s’est rapidement hissé au rang des organisations criminelles les plus redoutées du cyberespace. Spécialisé dans les rançongiciels (ou "ransomwares"), le groupe cible aussi bien des entreprises privées, que des collectivités publiques ou des hôpitaux, paralysant leurs infrastructures numériques avant d’exiger le paiement de rançons parfois exorbitantes.
Depuis 2024, les efforts conjoints de plusieurs États, dont la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, ont conduit à l’arrestation de plusieurs membres présumés du groupe. Mais l’arrestation du 16 juillet dernier marque une étape supplémentaire : elle démontre que les autorités françaises sont désormais capables d’agir au-delà des frontières, en coopération avec des pays tiers, pour mettre fin aux exactions de ces cybercriminels.
