Face aux enjeux croissants de décarbonation, de compétitivité et de résilience énergétique, les industriels sont appelés à repenser leur production de chaleur. Aujourd’hui, plus des deux tiers de la demande énergétique industrielle en Europe concernent cette production. Pourtant, près de 75 % de cette chaleur est encore générée à partir d’énergies fossiles.
Accélérer la décarbonation industrielle grâce à un mix énergétique flexible et souverain

Contribuer à la flexibilité du système électrique français tout en accélérant la décarbonation industrielle
Dans un contexte géopolitique incertain, la France bénéficie d’un mix électrique fortement décarboné, offrant un levier majeur pour accélérer la décarbonation industrielle. En mobilisant la flexibilité des usages, les industriels contribuent à la stabilité du système électrique tout en valorisant une énergie locale, compétitive et bas‑carbone, renforçant ainsi la sécurité et la souveraineté énergétique.
Ainsi, la flexibilité électrique industrielle joue un rôle stratégique. En adaptant leurs consommations (pilotage de procédés, effacement, stockage, électrification intelligente), les industriels contribuent activement à la stabilité du système électrique tout en maximisant la valorisation d’une électricité déjà très faiblement émettrice de CO₂ en France. Cette approche permet de conjuguer performance économique, résilience du système et trajectoire de décarbonation.
Cette dynamique ouvre des perspectives particulièrement fortes pour la décarbonation de la chaleur industrielle, qui représente une part significative des émissions de CO₂ de l’industrie. L’électrification des usages thermiques, notamment via des chaudières électriques, permet de substituer progressivement les chaudières fossiles par une chaleur bas‑carbone, pilotable et compétitive. Elles permettent aussi de répondre efficacement aux besoins d’équilibrage du réseau électrique de par leur technologie réactive, à la demande du gestionnaire de réseau.
Massifier l’usage de chaudières électriques
Le virage vers l’électrification est déjà bien identifié par l’industrie, quels que soient les secteurs d’activités, avec une inscription massive de ces enjeux dans les feuilles de route de décarbonation[1]. Par ailleurs, 80 % des usages thermiques industriels sont techniquement électrifiables d’ici 2035 avec la capacité de répondre à tous les niveaux de températures nécessaires aux différents procédés.
L’usage de chaudières électriques, intégrées au sein d’un mix énergétique combinant gaz et électricité, apparaît comme une solution particulièrement pertinente pour la production de chaleur industrielle. Cette approche permet de concilier sécurité d’approvisionnement, continuité de service et trajectoire de décarbonation progressive, sans remettre en cause la fiabilité des procédés industriels. Les chaudières électriques se distinguent d’abord par leur simplicité d’installation et d’exploitation. Contrairement aux équipements fonctionnant exclusivement aux combustibles fossiles, elles ne nécessitent ni cheminée, ni stockage de combustible, limitant ainsi les investissements en infrastructures spécifiques. Leur maintenance est également simplifiée, du fait de l’absence de systèmes de combustion et de brûleurs, ce qui améliore la disponibilité des installations.
Outre ces avantages, les chaudières électriques offrent d’excellents rendements de production, en faisant des équipements à très haute efficacité énergétique. Couplées à un pilotage intelligent et à des mécanismes de flexibilité, elles contribuent à optimiser les coûts d’exploitation tout en réduisant significativement l’empreinte carbone de la chaleur produite.
Hybrider le mix énergétique pour participer à la flexibilité énergétique
La principale valeur ajoutée des chaudières électriques réside dans leur capacité à s’intégrer aisément au sein de systèmes hybrides combinant chaudières à gaz ou pompes à chaleur.
En effet, intégrées en complément de chaudières gaz existantes, les e‑boilers permettent de sécuriser la continuité de fourniture de chaleur. Le gaz conserve son rôle de garant de puissance et de secours, tandis que l’électricité est mobilisée de manière prioritaire lorsque les conditions sont favorables, notamment en période de prix compétitifs. Cette complémentarité renforce la résilience énergétique du site industriel.
Cette approche représente une tendance significative en matière de décarbonation, pouvant être intégrée aux systèmes de production d’utilités déjà opérationnels chez un grand nombre d’industriels en France. L’association de l’électricité et du gaz faciliterait pour de nombreux acteurs industriels la transition vers une décarbonation fiable et économique.
Néanmoins, le coût de l’électricité, indexé sur celui du gaz, constitue actuellement un frein à l’électrification en ne garantissant pas un prix stable à long terme. Pour répondre à cette volatilité, il serait pertinent de capitaliser sur la modularité et la réactivité élevées des chaudières électriques, qui permettent d’optimiser la participation aux marchés de la flexibilité énergétique. Ainsi, les installations industrielles pourront contribuer à l’équilibre du réseau électrique, en intervenant notamment sur la réserve secondaire (automatic Frequency Restoration Reserve - aFRR).
Pour rendre viable, sécurisée et économiquement soutenable l’exploitation de ce mix énergétique gaz‑électricité, l’accompagnement d’ENGIE joue un rôle central.
ENGIE assure le pilotage dynamique des installations, en gérant les sollicitations du réseau par l’activation ou la désactivation de la chaudière électrique, tout en garantissant en permanence la disponibilité de la chaleur grâce à la chaudière gaz. Cette organisation permet d’assurer la continuité des procédés industriels quelles que soient les contraintes du réseau ou les signaux de marché.
Au‑delà du pilotage, ENGIE intègre dans son accompagnement un engagement contractuel de fourniture de chaleur, combinant financement, exploitation, disponibilité, performance énergétique et trajectoire de décarbonation. Dans ce cadre, ENGIE s’engage à livrer une chaleur décarbonée à un coût maîtrisé, compétitif par rapport à la chaleur fossile actuellement utilisée sur le site, et sans surcoût pour l’industriel par rapport à sa situation de référence.
Cette approche permet de concilier transition énergétique et compétitivité industrielle, sans pénaliser les équilibres économiques existants.
Tous les feux sont au vert pour construire une solution énergétique performante, décarbonée et compétitive.
