Défi de janvier : une visibilité record et des effets concrets sur la consommation d’alcool

Plus de sept Français sur dix déclarent avoir entendu parler du Défi de janvier. Selon une enquête Toluna – Harris Interactive réalisée du 27 au 29 janvier 2026, la notoriété du Défi de janvier progresse nettement, tandis que ceux qui ont participé évoquent des effets tangibles sur leur bien-être, leur sommeil et leur rapport à l’alcool.

Stephanie Haerts
By Stéphanie Haerts Last modified on 11 février 2026 16h09
Défi de janvier : une visibilité record et des effets concrets sur la consommation d’alcool
Défi de janvier : une visibilité record et des effets concrets sur la consommation d’alcool - © Economie Matin

Défi de janvier : une visibilité comparable au Dry January autour de l’alcool

L’enquête Toluna – Harris Interactive, menée en ligne du 27 au 29 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 1 026 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, montre d’abord que le Défi de janvier s’est installé dans le paysage sanitaire. Ainsi, 69 % des Français affirment avoir entendu parler du Défi de janvier. Plus encore, 52 % déclarent savoir précisément ce dont il s’agit. Plus de la moitié de la population adulte identifie clairement ce dispositif centré sur la réduction ou l’arrêt de l’alcool pendant un mois. Par ailleurs, cette notoriété apparaît en forte progression par rapport au mois précédent, signe d’un ancrage croissant dans le débat public.

Dans le détail, 53 % des hommes et 52 % des femmes qui en ont entendu parler affirment savoir précisément ce qu’est le Défi de janvier. De plus, 75 % des 65 ans et plus déclarent en avoir entendu parler, ce qui confirme que le Défi de janvier ne concerne pas uniquement les jeunes générations. Cependant, 35 % des personnes informées ont moins de 35 ans, ce qui indique également une diffusion importante auprès des publics plus jeunes. De plus, la notoriété du Dry January, son équivalent anglo-saxon, apparaît comparable : 71 % des Français disent en avoir entendu parler. Parmi eux, 73 % des hommes et 68 % des femmes déclarent connaître le Dry January. En parallèle, 82 % des catégories socioprofessionnelles supérieures affirment en avoir entendu parler, tandis que 75 % des 35-49 ans se disent informés. Ainsi, la visibilité du Dry January et celle du Défi de janvier convergent, ce qui témoigne d’une diffusion large du message de prévention autour de l’alcool.

Qui participe au Défi de janvier et comment gèrent-ils l’alcool ?

Si la notoriété du Défi de janvier progresse, la participation reste plus mesurée. Parmi les Français qui ont l’habitude de boire de l’alcool, 29 % déclarent avoir participé au Défi de janvier. Ce chiffre illustre une adhésion réelle, bien que minoritaire, au sein des consommateurs d’alcool. Par ailleurs, 13 % des Français affirment avoir participé au Défi de janvier et n’avoir pas du tout bu d’alcool depuis le 1er janvier. À l’inverse, 13 % indiquent avoir participé tout en consommant un peu d’alcool de manière ponctuelle, notamment lors de fêtes ou d’anniversaires. En revanche, 61 % des Français déclarent ne pas avoir participé au Défi de janvier et ne pas envisager de le faire.

Il est intéressant de comparer ces données avec les intentions exprimées en amont. En décembre 2025, 31 % des Français affirmaient envisager de ne pas boire du tout d’alcool en janvier. Ainsi, l’écart entre intention et action apparaît limité, même si tous les projets ne se concrétisent pas. Un tiers des participants au Défi de janvier déclarent avoir utilisé une application mobile spécifique pour suivre leurs jours sans alcool. Cette pratique concerne surtout les moins de 35 ans, ce qui suggère une appropriation numérique du Défi de janvier. Par conséquent, le recours aux outils digitaux constitue un levier d’accompagnement important pour soutenir la réduction d’alcool au quotidien.

Défi de janvier : quels effets sur le bien-être, le sommeil et la consommation d’alcool ?

Au-delà de la participation, le bilan dressé par les personnes engagées dans le Défi de janvier met en lumière des effets perçus positivement. Ainsi, 42 % des participants affirment que leur bien-être s’est amélioré au cours du mois. De plus, 40 % estiment que leur sommeil s’est amélioré, tandis que 39 % déclarent une amélioration de leur pratique d’activité sportive. En parallèle, 37 % évoquent une meilleure concentration. Ces résultats suggèrent que la réduction, voire l’arrêt temporaire de l’alcool, s’accompagne d’une perception favorable sur plusieurs dimensions de la santé.

Les bénéfices semblent d’ailleurs plus marqués chez ceux qui n’ont pas du tout bu d’alcool pendant le mois. Ceux-ci déclarent avoir remarqué davantage d’effets que les participants ayant consommé ponctuellement. Plus de huit participants au Défi de janvier sur dix estiment avoir pris conscience qu’ils étaient capables de diminuer leur consommation d’alcool. Ils déclarent également se sentir davantage capables de refuser un verre lorsqu’on leur en propose. Par conséquent, le Défi de janvier ne se limite pas à une abstinence temporaire ; il agit comme un révélateur de capacité de contrôle face à l’alcool.

L’enquête Toluna – Harris Interactive, réalisée pour la campagne organisée par Addict’AIDE, Association Addictions France, Camerup, la Fédération Française d’Addictologie, France Assos Santé, France Patients Experts Addictions, la Ligue contre le cancer, RESPADD et la Société Française d’Alcoologie et d’Addictologie, s’inscrit ainsi dans une démarche de santé publique structurée. En effet, le Défi de janvier apparaît désormais comme un repère annuel, identifié par près de sept Français sur dix. Cependant, la majorité de la population ne participe pas encore au Défi de janvier, ce qui laisse entrevoir une marge de progression pour les prochaines éditions. Enfin, la similarité de notoriété entre le Défi de janvier et le Dry January montre que la question de l’alcool en début d’année s’impose durablement dans l’agenda sanitaire français.

Stephanie Haerts

Rédactrice dans la finance et l'économie depuis 2010. Après un Master en Journalisme, Stéphanie a travaillé pour un courtier en ligne à Londres où elle présentait un point bourse journalier sur LCI. Elle rejoint l'équipe d'Économie Matin en 2019, où elle écrit sur des sujets liés à l'économie, la finance, les technologies, l'environnement, l'énergie et l'éducation.

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