France Travail publie les résultats de l’enquête annuelle Besoins en Main-d’œuvre (BMO) (Source ici) Cette 25e édition, menée auprès de plusieurs centaines de milliers d’établissements, révèle près de 2,3 millions d’intentions de recrutement pour l’année à venir, en retrait de 6,5 % par rapport à 2025, après un ralentissement deux fois plus fort l’année précédente.
Emploi et crise. Intention de recrutement en baisse de 6,5%

« Malgré un contexte économique plus prudent, les entreprises françaises maintiennent un niveau de recrutement élevé avec près de 2,3 millions de projets en 2026, confirmant la robustesse du marché du travail. Ce léger ralentissement, moins marqué que l'an dernier, traduit surtout la prudence des grands groupes (-12,8 % pour les établissements de plus de 200 salariés). Deux recrutements sur trois se feront dans les TPE-PME, preuve que le tissu économique de proximité continue de porter l'emploi dans les territoires.
Plusieurs secteurs tirent leur épingle du jeu : la santé affiche une légère progression (+0,4 %), avec 322 000 recrutements prévus. L'industrie extractive et la gestion des déchets enregistrent une hausse significative (+24,8 %). Les TPE-PME, qui représentent les deux tiers des recrutements prévus, font preuve d'une résilience remarquable, avec des reculs limités (-6,5 % pour les 0-9 salariés, -5,8 % pour les 10-49 salariés).
Les tensions de recrutement demeurent significatives avec 43,8 % des projets jugés difficiles, mais ce chiffre recule de 6,3 points par rapport à 2025, signe que les efforts engagés portent leurs fruits. Ces tensions témoignent surtout de l'ampleur des besoins en compétences dans des métiers essentiels, et appellent une mobilisation renforcée pour accélérer les reconversions vers les métiers porteurs. »
De plus en plus difficile de trouver du boulot !
Tous les métiers difficiles et relativement mal payé restent donc en tension ce qui fait dire à France Travail que le marché de l'emploi reste « dynamique » et « robuste » ce qui, à mon sens, cache en réalité une accumulation de difficultés qui vont brutalement nous exploser à la figure.
Avec l'IA le chômage des jeunes diplômés va augmenter significativement. Avec la crise liée au choc pétrolier, les entreprises vont devoir encaisser un choc économique et un pic d'inflation important ce qui va dégrader marges, capacités d'investissements et enfin niveau d'embauches. La robotisation va finir par attaquer frontalement certains postes dans l'industrie et pas dans 10 ans.
Logiquement s'occuper de nos petits papys mamies dans des maisons de retraites restera des postes que l'on pourra trouver plus facilement de la même manière que si vous être couvreur ou plombier c'est facile de trouver du travail, pour un serveur en restauration c'est la même chose. Pour le reste les nuages s'accumulent et travailler votre employabilité est nécessaire.
Enfin, vous remarquerez que les 2/3 des postes sont offerts par des TPE et des PME, les entreprises et les entrepreneurs les plus massacrés par l'état, les petits patrons les plus martyrisés par les services de notre état nounou avec les inactifs mais si dur avec ceux qui financent tous le reste; Vous remarquerez que l'état devrait soutenir les TPE et les PME. Cela fait des années que les grands groupes ne créent plus beaucoup d'emplois en France puisqu'ils se sont internationalisés.
L'état se tire une balle dans le pied en étant si peu à l'écoute des TPE qui sont l'ultime richesse de notre pays qui ne tient plus que par ses petits patrons.
Il est déjà trop tard, mais tout n'est pas perdu.