L’EPR de Flamanville ne redémarrera qu’en octobre

EDF a confirmé, le 2 septembre, que l’EPR de Flamanville ne pourra pas atteindre sa pleine puissance avant l’automne. Alors que l’électricien visait une mise en service complète durant l’été, le calendrier est désormais repoussé, avec une reprise des opérations au 1er octobre.

Stephanie Haerts
By Stéphanie Haerts Published on 3 septembre 2025 10h30
L’EPR de Flamanville ne redémarrera qu’en octobre
L’EPR de Flamanville ne redémarrera qu’en octobre - © Economie Matin

L’EPR de Flamanville face à un calendrier encore repoussé

Le chantier du réacteur EPR de Flamanville subit un nouveau décalage de calendrier. Initialement, EDF tablait sur une montée en puissance totale d’ici à la fin de l’été. Selon Le Figaro, l’objectif est désormais fixé à l’automne, après un redémarrage prévu le 1er octobre. Ce glissement temporel confirme la complexité technique du projet, malgré des phases de tests déjà engagées.

D’après Connaissance des Énergies, le redémarrage a été reprogrammé précisément au 1er octobre. La montée en puissance complète doit intervenir « avant la fin de l’automne 2025 ». Cette échéance, déjà plusieurs fois modifiée, illustre les précautions prises pour assurer la sûreté du réacteur. En effet, EDF doit encore valider plus de 1 500 critères de sûreté avant d’autoriser l’EPR à fonctionner à pleine capacité, ce qui explique la prudence affichée par l’entreprise.

Flamanville et les contraintes techniques de l’EPR

Le report annoncé s’explique par des opérations de maintenance supplémentaires. Selon Hellowatt, EDF doit intervenir sur des soupapes du circuit primaire, élément critique du système de refroidissement. Ces ajustements, jugés indispensables par l’exploitant, prolongent les délais mais visent à garantir une mise en service sans incident. Ainsi, le choix de repousser la montée en puissance de l’EPR traduit une volonté de concilier calendrier industriel et impératifs de sûreté.

De son côté, World Nuclear News précise que l’objectif reste une pleine puissance « avant la fin de l’automne 2025 ». Bien que cette échéance soit plus lointaine que prévu, EDF insiste sur la continuité du programme et la nécessité de mener à bien ces travaux préparatoires. Pour Flamanville, ce nouveau délai s’ajoute à une longue série de contretemps qui marquent la trajectoire de l’EPR, devenu au fil des ans un symbole autant qu’un enjeu pour la filière nucléaire française.

L’EPR de Flamanville, symbole d’un enjeu énergétique national

Le décalage du calendrier à Flamanville s’inscrit dans un contexte où la France mise sur l’EPR pour renforcer son parc nucléaire et sécuriser son indépendance énergétique. Alors que la demande en électricité s’intensifie, la pleine puissance du réacteur, attendue en 2025, doit contribuer à la stabilité du réseau. Toutefois, ces reports successifs soulignent les difficultés à concilier innovation technologique et respect des délais.

À Flamanville, l’EPR concentre désormais les regards, car il incarne la capacité française à relancer une filière industrielle stratégique. L’arrêt prolongé jusqu’en octobre démontre que la sécurité prime sur la vitesse, un principe régulièrement rappelé par EDF et par les autorités de sûreté nucléaire. Entre impératifs industriels et attentes politiques, le site normand reste le centre d’une attention particulière, avec l’ambition affichée d’atteindre enfin la pleine puissance avant la fin de l’automne 2025.

Stephanie Haerts

Rédactrice dans la finance et l'économie depuis 2010. Après un Master en Journalisme, Stéphanie a travaillé pour un courtier en ligne à Londres où elle présentait un point bourse journalier sur LCI. Elle rejoint l'équipe d'Économie Matin en 2019, où elle écrit sur des sujets liés à l'économie, la finance, les technologies, l'environnement, l'énergie et l'éducation.

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