Great Place To Work : ces entreprises qui lient performance et impact social

Le palmarès Great Place To Work 2026 met en lumière 100 entreprises françaises où les politiques sociales, environnementales et managériales deviennent un levier stratégique. À travers des initiatives concrètes, ces organisations illustrent la manière dont la responsabilité sociétale s’impose progressivement comme un facteur de compétitivité et d’attractivité.

Anton Kunin
By Anton Kunin Published on 13 mars 2026 14h30
Great Place To Work : ces entreprises qui lient performance et impact social
Great Place To Work : ces entreprises qui lient performance et impact social - © Economie Matin
487Pour cette édition 2026 de Great Place To Work, 601 organisations ont tenté d’obtenir la certification, dont 487 ont été labellisées.

Le palmarès annuel des entreprises où il fait bon travailler vient de paraître

Great Place To Work France vient de dévoiler son classement annuel des Best Workplaces, une sélection des entreprises françaises où les salariés déclarent bénéficier des meilleures conditions de travail. Pour cette édition 2026, 601 organisations ont tenté d’obtenir la certification, dont 487 ont été labellisées, selon l’organisme spécialisé dans l’analyse de l’expérience collaborateur. Parmi elles, seules 100 entreprises figurent finalement au palmarès, soit 17% des candidates.responsabili

Au-delà du simple classement, cette édition met surtout en évidence une transformation profonde du modèle managérial dans les entreprises françaises. Les organisations les mieux classées développent désormais des stratégies qui articulent performance économique, engagement des salariés et impact sociétal.

Great Place To Work : une méthodologie basée sur la confiance et l’expérience salarié

Créée aux États-Unis au début des années 1990, Great Place To Work s’est imposée au fil du temps comme l’un des principaux baromètres internationaux de la qualité de vie au travail. L’organisation explique avoir interrogé plus de 100 millions de salariés dans plus de 60 pays depuis sa création afin d’identifier les facteurs déterminants d’un environnement professionnel positif.

Pour établir son classement, l’institut s’appuie notamment sur le Trust Index, un questionnaire comprenant 60 questions fermées, deux questions ouvertes et plusieurs variables démographiques. L’objectif est d’évaluer la perception qu’ont les salariés de leur entreprise, en particulier en matière de confiance, d’équité et de reconnaissance. Les résultats de l’édition 2026 reposent sur les réponses de 65.100 salariés, ce qui offre un panorama relativement large des pratiques managériales observées dans les organisations distinguées. D'après cette enquête, 90% des salariés des Best Workplaces estiment travailler dans une entreprise où il fait bon travailler, contre 57% pour l’ensemble des salariés français.

Pour Jullien Brezun, directeur général de Great Place To Work France, cette évolution traduit une transformation des attentes professionnelles. Il explique que « cette évolution s’explique par plusieurs transformations profondes du monde du travail : recherche accrue de sens, attentes renforcées en matière d’équité managériale et montée en puissance des enjeux d’impact social et environnemental ».

Great Place To Work : des initiatives RSE qui deviennent des leviers de performance

Dans le détail, les entreprises distinguées mettent en œuvre des politiques variées visant à renforcer l’engagement des équipes et l’impact social de leur activité. Certaines initiatives s’inscrivent directement dans le champ de la santé et du bien-être au travail. Chez Lely Center Armor, par exemple, les collaborateurs bénéficient d’un dispositif global combinant prévention physique, ergonomie et accompagnement de la santé mentale. Cette approche illustre la place croissante accordée à la santé globale des salariés dans les stratégies RH.

D’autres organisations explorent des solutions innovantes pour concilier transition environnementale et activité économique. L’entreprise Equinix France, spécialisée dans les infrastructures numériques, récupère ainsi la chaleur produite par ses centres de données pour alimenter une serre locale. Les récoltes sont ensuite redistribuées à des associations.

Parallèlement, certaines sociétés expérimentent de nouvelles formes d’organisation du travail. C’est le cas de VEGA Techniques, qui applique depuis plus de vingt ans un rythme de travail sur quatre jours et demi, avec des vendredis après-midi libérés pour les salariés, sans impact négatif sur la performance collective.

Des politiques sociales de plus en plus structurées

La dimension sociétale occupe également une place croissante dans les politiques internes des entreprises distinguées. Certaines initiatives visent à renforcer l’engagement des collaborateurs dans des actions solidaires. Chez Chiesi SAS et NHCO, une journée annuelle est ainsi consacrée à des actions citoyennes menées par les salariés, une manière de rapprocher l’entreprise de son environnement social. Dans d’autres cas, les entreprises mettent l’accent sur les politiques familiales. eBay France propose par exemple des congés parentaux élargis et un accompagnement financier pour certains parcours de parentalité.

Enfin, la question du leadership constitue un autre axe majeur de transformation. Le groupe SOCOTEC a mis en place un campus de formation destiné à structurer les pratiques managériales et à diffuser une culture de confiance au sein de l’entreprise.

Ces initiatives illustrent une tendance plus large : les entreprises les mieux classées cherchent désormais à intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans leur modèle de management.

Anton Kunin

Après son Master de journalisme, Anton Kunin a rejoint l'équipe d'ÉconomieMatin, où il écrit sur des sujets liés à la consommation, la banque, l'immobilier, l'e-commerce et les transports.

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