L’immobilier ancien renoue avec la hausse. Après deux années marquées par des fluctuations contenues et un attentisme persistant, le marché des logements existants affiche un rebond mesuré mais tangible, selon l’étude de l’Insee publiée jeudi 26 février 2026. Derrière cette progression, des mécanismes économiques précis redessinent le paysage de l’investissement résidentiel.
Immobilier : le rebond des logements anciens après deux ans stables

L’immobilier français sort progressivement d’une phase de stabilisation prolongée. L’Insee a publié ses dernières données sur les prix des logements anciens au quatrième trimestre 2025, confirmant un mouvement de hausse amorcé plusieurs mois auparavant. Ce retournement intervient après une période marquée par un ralentissement des transactions, une contraction du crédit et une prudence accrue des ménages investisseurs.
L’immobilier ancien repart à la hausse après une phase d’attentisme
L’immobilier ancien enregistre une progression trimestrielle de 0,5 % au quatrième trimestre 2025, après -0,1 % au troisième trimestre et -0,4 % au deuxième, selon l’Insee. L’institut précise : « Au quatrième trimestre 2025, les prix des logements anciens en France (hors Mayotte) sont en hausse : +0,5 % (données provisoires corrigées des variations saisonnières). » Cette déclaration figure dans la publication officielle intitulée « Indices des prix des logements anciens – quatrième trimestre 2025 », Insee, 26 février 2026. Ainsi, après deux années caractérisées par des mouvements limités, le secteur immobilier retrouve une dynamique plus affirmée.
Cependant, la tendance annuelle confirme davantage cette inflexion. Sur un an, les prix progressent de 1,1 % au quatrième trimestre 2025, après +0,6 % au troisième trimestre et +0,5 % au deuxième. L’Insee indique précisément : « Sur un an, les prix des logements anciens sont en hausse pour le quatrième trimestre consécutif : +1,1 % au quatrième trimestre 2025. » Par conséquent, l’immobilier ancien ne connaît plus une simple stabilisation mais une véritable hausse graduelle, ce qui modifie les anticipations des acteurs du marché et influence les stratégies d’investissement.
Immobilier et disparités : les appartements plus dynamiques que les maisons
Dans le détail, l’immobilier ancien révèle des écarts significatifs selon le type de logements. Les appartements affichent une hausse annuelle de 1,5 % au quatrième trimestre 2025, tandis que les maisons progressent de 0,8 %, toujours selon l’Insee. Ce différentiel illustre un regain d’attractivité pour les centres urbains, où l’offre demeure contrainte et où la demande se consolide progressivement. De plus, en province, les prix augmentent de 0,6 % sur un trimestre après deux périodes de léger recul, ce qui confirme que la reprise ne se limite pas à quelques métropoles.
En outre, les données précédentes permettent de comprendre la trajectoire récente de l’immobilier ancien. Au troisième trimestre 2025, les prix affichaient déjà une progression annuelle de 0,7 %, après plusieurs trimestres de repli en 2024, selon l’Insee dans sa publication du 20 novembre 2025 intitulée « Indices des prix des logements anciens – troisième trimestre 2025 ». Autrement dit, la hausse actuelle s’inscrit dans une continuité et non dans un sursaut ponctuel. Par ailleurs, le nombre de transactions témoigne d’un redémarrage : 951 000 ventes ont été estimées pour 2025, d’après l’analyse publiée par Batinfo. Le média indique : « Dans toute la France métropolitaine, le marché des logements anciens a montré des signes de reprise en 2025, avec des prix en hausse et un nombre de ventes en progression. »
Immobilier, crédit et ajustements économiques : les ressorts de la reprise
L’évolution de l’immobilier ancien s’explique également par des facteurs macroéconomiques. Après le pic des taux d’intérêt observé en 2023, la stabilisation progressive du coût du crédit a soutenu la solvabilité des ménages. De ce fait, les acquéreurs ont retrouvé une capacité d’action plus large, même si les conditions d’octroi restent encadrées. En parallèle, les ajustements de prix intervenus en 2024 ont contribué à rééquilibrer l’offre et la demande, créant un point d’entrée plus attractif pour certains investisseurs.
Toutefois, la hausse demeure mesurée et encadrée. L’augmentation annuelle de 1,1 % reste modérée au regard des progressions à deux chiffres observées avant 2022. Néanmoins, elle marque une rupture avec la phase de stagnation récente et traduit une amélioration progressive du climat immobilier. Ainsi, l’immobilier ancien confirme un changement de cycle amorcé en 2025, porté par une reprise des transactions et une revalorisation graduelle des logements existants, dans un contexte économique plus lisible.