Depuis ce mardi 16 décembre 2025, l’application de messagerie Messenger a tout simplement disparu des environnements Windows et Mac. Une décision radicale, prise sans réelle explication par Meta, qui laisse perplexes de nombreux utilisateurs et suscite des interrogations dans l’écosystème numérique. Alors que Messenger reste l’un des outils de communication les plus utilisés au monde, sa suppression sur ordinateur soulève à la fois des critiques et des inquiétudes.
Meta arrête Messenger sur Windows et Mac

Une disparition brutale qui fragilise les usages professionnels
Dès l’ouverture de l’application Messenger sur ordinateur ce matin, les utilisateurs de Windows et de macOS ont été accueillis par un message laconique : fin de service. Le pop-up ne laisse place à aucun doute : l’app de bureau est désormais inutilisable. « Vous avez vu ce pop‑up en ouvrant Messenger sur votre Mac ce matin ? Ce n’est pas un bug. Meta tue officiellement ses applications de bureau pour Windows et macOS. », peut-on lire dans Frandroid. Cette annonce, bien que prévisible pour certains observateurs attentifs, n’avait fait l’objet d’aucune campagne de communication de grande ampleur. Meta s’est contenté d’une page d’aide mise à jour indiquant : « L’application Messenger pour Mac va être abandonnée. Une fois abandonnée, vous ne pourrez plus vous connecter à cette application et serez automatiquement redirigé·e vers le site web de Facebook pour les messages. »
Cette note, repérée par Numerama, soulignait déjà une orientation vers un accès exclusivement via navigateur. Le retrait simultané des applications des stores officiels (Microsoft Store et Mac App Store) achève cette transition forcée. Or, pour de nombreux usagers, notamment dans les milieux professionnels, la version desktop offrait une interface plus confortable, sans les distractions du réseau social principal.
Messenger relégué au navigateur
Derrière ce changement se cache une logique que certains experts décrivent comme stratégique : réduire les coûts de maintenance, éviter la fragmentation du service, et concentrer les efforts de développement sur une plateforme unique. C’est ce qu’évoque le site Bill Hartzer, notant que « La fermeture n’est pas une surprise… Les utilisateurs ont été finalement avertis directement dans l’application. » Cette fermeture s’inscrit dans une tendance plus large chez Meta : la rationalisation de ses services. Toutefois, cette justification officieuse peine à convaincre.
Messenger sur desktop permettait jusqu’ici d’éviter l’ouverture du navigateur principal, de mieux gérer ses conversations professionnelles, ou encore d’échanger des fichiers de manière fluide. Le basculement vers le site messenger.com ou vers l’interface intégrée de facebook.com représente donc, pour de nombreux usagers, une régression ergonomique. La suppression ne concerne pas uniquement les fonctionnalités. Meta a instauré une période de transition de 60 jours avant l’arrêt complet. Mais cette phase, jugée insuffisamment relayée, a surtout laissé une partie de la communauté dans l’incertitude.
Des alternatives limitées
Face à cette suppression, quelles options restent disponibles pour les utilisateurs de Messenger sur ordinateur ? Meta propose désormais deux solutions officielles : accéder à Messenger via messenger.com, ou utiliser directement la plateforme facebook.com, intégrant la messagerie. Ces alternatives, bien que fonctionnelles, souffrent toutefois de certaines limites, notamment en matière de notifications et de gestion multitâche. Quelques applications tierces permettent de regrouper plusieurs messageries en une seule interface.
Parmi elles, Beeper, mentionnée par Les Numériques, est l’un des outils qui proposent d’agréger Messenger avec d’autres services comme WhatsApp, Signal ou iMessage. Toutefois, ces solutions restent peu connues du grand public, parfois payantes, et peuvent poser des questions de confidentialité. Certains internautes envisagent également des options non officielles, comme les wrappers ou les clients web encapsulés, mais ces outils alternatifs ne sont ni sécurisés ni garantis dans le temps. L’absence d’un client officiel installé sur poste fixe crée donc un vide, difficilement comblé à ce jour.
