Revalorisation du SMIC, nouvelles cotisations patronales, évolution des retraites, aides à l’embauche : le paysage du travail connaît d’importants ajustements en ce début 2026. Salariés, RH et dirigeants doivent désormais intégrer ces mesures dans leur gestion quotidienne.
Travail : toutes les nouveautés légales et salariales au 1er janvier 2026

Depuis le 1er janvier 2026, plusieurs réformes clés bouleversent le monde du travail en France. Des modifications tarifaires aux nouvelles obligations RH, en passant par les évolutions des droits à la retraite et les dispositifs de soutien à l’embauche, l’impact est global. Ces changements concernent autant les salariés que les directions des ressources humaines, et s’inscrivent dans un contexte de maîtrise budgétaire et d’adaptation au marché.
Revalorisation du SMIC et nouvelles charges patronales
Dès le 1er janvier 2026, le travail rémunéré au SMIC bénéficie d’une hausse mécanique liée à l’inflation. Le SMIC horaire brut s’élève désormais à 12,02 €, soit une augmentation de 1,18 %, selon le ministère de l’Économie. Cette revalorisation porte le salaire mensuel brut à 1 823,03 €, pour un temps plein de 35 heures, et le montant net estimé à 1 443,11 €, d’après Cadremploi.
Parallèlement, les cotisations sociales évoluent. La part patronale de l’assurance vieillesse déplafonnée passe de 2,02 % à 2,11 %, selon le ministère du Travail. De plus, le forfait social sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite augmente de 30 % à 40 %, une mesure qui alourdit le coût des séparations volontaires.
Les RH doivent donc réajuster leurs outils de gestion de la paie pour intégrer le nouveau plafond mensuel de la Sécurité sociale, désormais fixé à 4 005 €, soit 48 060 € par an.
Retraite : revalorisations et nouveaux plafonds contributifs
Les salariés partis en retraite en 2026 verront leurs pensions légèrement revalorisées. Le 1er janvier, la pension de base a été augmentée de 0,9 %, selon une annonce officielle du ministère du Travail. Ce taux modeste reflète une approche prudente, alignée sur l’évolution des prix à la consommation.
Pour les bénéficiaires de faibles pensions, le minimum contributif (MICO) progresse également. Le MICO non majoré atteint 756,29 € par mois, tandis que le MICO majoré s’établit à 903,93 €. Ces montants sont indexés sur le nouveau SMIC. En parallèle, le plafond de retraite personnelle pour bénéficier du MICO est porté à 1 410,89 € mensuels.
Ces ajustements auront un effet concret sur la gestion des dossiers retraite, tant pour les RH que pour les organismes de sécurité sociale, qui devront traiter ces paramètres dans le calcul des droits.
Nouvelles règles pour l’embauche, la reconversion et l’insertion
Dans un effort de soutien à l’emploi, l’État reconduit et ajuste ses aides à l’embauche en apprentissage. Les entreprises de moins de 250 salariés peuvent bénéficier d’une prime de 5 000 € pour tout contrat d’apprentissage signé à compter du 1er janvier 2026, selon le site officiel Service Public. Cette aide monte à 6 000 € pour les apprentis en situation de handicap, cumulable avec d'autres dispositifs.
Par ailleurs, un nouveau contrat à durée déterminée de reconversion est instauré. Ce contrat vise à faciliter les transitions professionnelles vers des secteurs en tension. Il remplace le dispositif Pro-A, supprimé au 1er janvier 2026. Selon le ministère du Travail, ce changement répond à la nécessité de simplifier les outils de reconversion tout en favorisant l’accès à la formation.
Enfin, pour les structures de l’insertion par l’activité économique, la plateforme numérique SIAE Connect devient obligatoire dès 2026 pour la gestion des conventions. Les anciens contrats passerelles ne sont plus accessibles depuis la fin de l’année précédente, ce qui oblige les associations concernées à adapter leurs pratiques.