Alors que plusieurs aéroports européens et français font face à de fortes perturbations liées au froid, à la neige et au verglas, de nombreux passagers subissent des retards ou des annulations de vols. C’est le cas à Nantes, où plusieurs vols au départ ou à l’arrivée font l’objet de retards ou d’annulations, laissant des voyageurs sans solution immédiate[1]. À l’échelle européenne, l’aéroport d’Amsterdam subit également une vague d’annulations en raison du verglas, avec des conséquences en chaîne sur le trafic aérien [2].
Neige : quels droits pour les passagers aériens face aux vols retardés ou annulés ?

Dans ce contexte, les compagnies aériennes peuvent invoquer des conditions météorologiques défavorables pour justifier des perturbations. Selon le règlement européen n° 261/2004 relatif aux droits des passagers aériens, les conditions météorologiques extrêmes sont considérées comme des « circonstances extraordinaires » ce qui libèrent les compagnies aériennes de leur obligation de verser une indemnité aux passagers.
En revanche, même en cas de conditions météo difficiles, les compagnies aériennes doivent respecter une obligation de prise en charge. Elles doivent proposer un réacheminement sur un vol alternatif, fournir des bons de restauration et si nécessaire, assurer l’hébergement à l’hôtel ainsi que le transport entre l’aéroport et le lieu d’hébergement.
Certaines situations permettent même une indemnisation financière entre 250 et 600 euros. Ainsi lorsque le retard ou l’annulation ne résulte pas directement de la météo mais d’une défaillance organisationnelle de la compagnie, le droit à indemnisation demeure. Cela concerne par exemple une absence de liquide de dégivrage, une mauvaise anticipation des conditions météorologiques ou une incapacité à opérer alors que d’autres compagnies assurent leurs vols dans des conditions similaires.
En fonction de la distance du vol et de la durée du retard, l’indemnisation peut atteindre jusqu’à 600 euros par passager, selon le règlement européen. Chaque dossier impose toutefois une analyse au cas par cas afin d’identifier la responsabilité réelle de la compagnie aérienne.
