Les banques françaises ont peu profité des dynamiques au sein des pays émergents en 2012

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Par Jean-Marc Velasque Publié le 19 septembre 2013 à 1h14

Sous l'effet de la crise, les banques des principaux pays d'Europe de l'Ouest ont fermé près de 14 000 agences bancaires depuis 2007.

A contrario, les économies émergentes confirment leurs rôles de réservoirs de croissance.

Les banques y ont ouvert plus de 70 000 agences bancaires sur la même période

Sur les dernières années, les pays émergents ne sont pas épargnés par la crise et les rentabilités sont affectées par la montée des risques (en moyenne 36% des revenus en Europe de l'Est). Mais il est très probable que le mouvement de « bancarisation » se poursuive. En effet, avec 14 agences pour 100 000 adultes, ces pays sont encore cinq fois moins équipés que la France.

La Société Générale, la BNP et le Crédit Agricole sont les principaux acteurs français qui disposent de réseaux significatifs au sein des pays émergents. Ils sont essentiellement implantés sur des territoires géographiquement et culturellement proches, à savoir l'Europe de l'Est et l'Afrique, et totalisent 6 657 agences.

Les banques françaises ont peu profité de la dynamique globale de croissance et le nombre d'agence a même diminué de 73 unités en 2012

Cette décroissance s'explique en partie par leur forte présence en Europe de l'Est. Il s'agit de la seule « zone émergente » ayant enregistré des fermetures d'agences avec une réduction moyenne des réseaux de 1,2%. Les banques françaises se sont repliées plus vite en réduisant leurs parcs d'agences de 4%.

Par ailleurs, en Afrique subsaharienne, les banques françaises sont moins offensives que d'autres établissements. Le Crédit Agricole n'est plus présent sur la zone. Quant à la Société Générale et la BNP qui disposaient en 2007 de 21,2% des agences au sein des 14 pays de la zone du Franc CFA, elles n'en ont plus que 16,7% en 2012 du fait, notamment, de la montée en puissance des banques marocaines.

Pour la BNP et le CA les activités de banque de détail dans les pays émergents représentent moins de 5% des revenus. Ces deux banques peuvent donc se permettre une moindre réactivité. A contrario la société générale tire près de 20% de ses revenus de ces zones émergentes, elle se trouve contrainte à intégrer au plus tôt les évolutions propres à chaque marché.

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Jean-Marc Velasque est directeur associé de VELHON Partners.

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