Carburant : le prix à la pompe une nouvelle fois en hausse

Par Cédric Bonnefoy Modifié le 3 octobre 2022 à 15h05
Petrole France Emirats 2
1 millionLes pays exportateurs de pétrole pourrait baisser leur production d'un million de barils par mois.

Après quelques semaines d’accalmie, les prix du carburant vont repartir à la hausse. C’est déjà visible depuis quelques jours. En cause : les cours du pétrole bondissent.

Plus de 3% de hausse

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes. Après plusieurs semaines de répit, les prix à la pompe vont de nouveau s’emballer dans les prochains jours. C’est déjà visible dans quelques stations-services françaises. Ils viennent de bondir de 3% en ce lundi 3 octobre 2022 sur les marchés asiatiques. La possibilité que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés baissent sa production dans les prochains jours, inquiète les spéculateurs.

Conséquence : le prix de certains barils vient de repasser au-dessus de 80 voire 85 dollars. Un niveau plus atteint depuis quelques semaines en raison du ralentissement des économies mondiales dû à l’inflation et au spectre de la récession. Face à ce contexte défavorable, la production pourrait chuter d’un million de barils par mois environ.

Réunion importante dans les prochains jours

La question de la baisse ou non de la production sera abordée ce mercredi 5 octobre à Vienne pour la première réunion physique de l’OPEP depuis la pandémie de Covid-19. 23 acteurs autour de la table, des représentants des 13 membres de l’OPEP et ceux des 10 pays alliés de la Russie. Avec le contexte de guerre en Ukraine, les discussions seront très suivies. Pour certains spécialistes, le prix du baril devrait à nouveau frôler rapidement les 100 dollars.

Pour les automobilistes français, le passage à la pompe pourrait à nouveau devenir un moment douloureux. Malgré les ristournes gouvernementales et celles de TotalÉnergie, en raison de cette baisse de la production, le prix du litre de gasoil ou d’essence pourrait à nouveau tutoyer les 2 euros. D’autant que les mesures en faveur du pouvoir d’achat des automobilistes seront réduites de moitié dès le 1er novembre.

Cédric Bonnefoy est journaliste.

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