Carburant : une nouvelle ristourne accordée aux professionnels de santé libéraux

Par Cédric Bonnefoy Modifié le 26 avril 2022 à 13h51
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30Avec cette revalorisation, les professionnels de santé libéraux bénéficient d'une ristourne de 30 centimes par litre.

Le coût du carburant explose depuis plusieurs semaines. Le gouvernement accorde déjà une réduction à la pompe de 18 centimes/litre pour tous les Français jusqu'au 31 juillet, et c'est maintenant l’Assurance Maladie qui rajoute 15 centimes de ristourne supplémentaire pour les professionnels de santé libéraux.

Une revalorisation des indemnités de déplacement et des frais kilométriques

L’Assurance Maladie fait un geste à destination des professionnels de santé libéraux. Dépendants de leur voiture pour aller au plus près des malades, ils voient la facture de carburant exploser depuis plusieurs semaines. En plus de la réduction accordée par le gouvernement de 18 centimes par litre, les professionnels conventionnés peuvent désormais bénéficier d’une ristourne de 15 centimes par litre supplémentaire. Comment ? Via une revalorisation des indemnités de déplacement et les indemnités kilométriques. Le dispositif est applicable depuis quelques jours.

Cette aide sera également accordée jusqu’au 31 juillet. L’Assurance Maladie se calque sur le calendrier fixé par le gouvernement pour l’ensemble des automobilistes. Sont concernés : les infirmières, les kinés, les sages-femmes, les orthoptistes et les médecins qui interviennent au domicile de leurs patients.

Une bonne nouvelle selon la Fédération Nationale des Infirmiers

Dans le détail, cela revient à valoriser de 4 centimes les indemnités de déplacement, et de 1 centime pour les frais kilométriques. Avec ces deux mesures combinées, les professionnels de santé libéraux bénéficient d’une réduction avoisinant les 30 centimes par litre. La Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) se félicite de cette annonce.

En revanche, la fédération rappelle que pour appliquer la politique du gouvernement en matière de maintien à domicile le plus longtemps possible des personnes, cela ne peut se faire que via des moyens pérennes dans le temps. Ainsi, la date butoir du 31 juillet prochain inquiète déjà. C’est en tout cas une première victoire pour la fédération qui avait alerté les services du ministère de l’Économie depuis plusieurs mois.

Cédric Bonnefoy est journaliste.

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