Libéré de la Bourse, Dell ne se lancera pas dans les smartphones

Par Olivier Sancerre Modifié le 13 septembre 2013 à 15h56

Dell est désormais libéré de la pression des actionnaires et du rendement trimestriel obligatoire. Son fondateur, Michael Dell, épaulé par un fond d'investissements, a racheté l'entreprise pour un peu moins de 25 milliards de dollars.

Mais cette sortie de la Bourse n'exonère pas le groupe de générer des revenus. Et actuellement, la croissance se trouve sur le marché de la téléphonie, où la bataille est rude pour se faire une place au soleil - même un acteur de la taille d'Apple rencontre des difficultés pour plaire tout à la fois aux investisseurs et aux consommateurs.

Cinq domaines où Dell veut faire la différence

Dell ne se lancera pas dans cette course, a prévenu son président et PDG, Michael Dell. Le constructeur a déjà tenté par le passé de proposer ses propres gammes de smartphones, sans trouver le succès. La société n'a pas en projet de concurrencer une fois encore Apple et Samsung; en revanche, Dell va focaliser ses énergies dans cinq secteurs : l'entreprise, l'augmentation des capacités de vente, les marchés émergents, les PC et tablettes, et l'amélioration de l'expérience clientèle.

Dell : une vision à très long terme

L'assembleur va particulièrement pousser dans le domaine des services aux entreprises où il aura maille à partir avec des géants comme IBM, Oracle ou Cisco. Michael Dell change également le « focus » de l'entreprise : l'horizon trimestriel bascule vers du plus long terme, « cinq ans, dix ans ». « C'est le Dell avec lequel beaucoup d'entre-vous êtes très familier, et vous le verrez à nouveau dans tout son éclat », conclut le fondateur.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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