Fitch maintient le « triple A » français sous perspective négative

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 14 décembre 2012 à 10h11

Est-ce donc une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Contrairement aux agences Moody's et Standard & Poor's, l'agence de notation Fitch a maintenu, ce vendredi 14 décembre, la note de la France, "AAA", attachée à la dette souveraine. Selon le communiqué de Fitch, le "triple A" est maintenu de par "l'économie riche et diversifiée" de la France, de par "ses institutions politiques, civiles et sociales stable", et de par "son exceptionnelle flexibilité financière qui reflète son statut de grand émetteur de référence de la zone euro".

Mais il ne faudrait pas se réjouir trop vite. Notre dette publique augmente, et elle augmente vite. Preuve s'il en est que le gouvernement n'a pas pris les mesures nécessaires pour la réduire. Fitch estime d'ailleurs que la dette française s'établira à 90 % du PIB d'ici la fin de l'année 2012. Si l'Etat s'engage à réduire durablement la dette à compter de 2014, la note française ne devrait pas être dégradée.

A la vue des mesures prises, ou plutôt l'absence de mesures, Fitch maintient le "triple A" français, mais sous perspectives négatives. A ce sujet, l'agence n'a pas manqué de témoigner son scepticisme en déclarant que "les mesures annoncées sont probablement insuffisantes pour inverser le déclin chronique de la compétitivité." Un signal assez fort à l'encontre de la politique de François Hollande.

Pour autant, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, n'a pas manifesté d'inquiétude et voit plutôt cette déclaration de Fitch comme un "encouragement pour le présent". Interrogé par Europe 1, il a déclaré que "cette agence dit bien que la France va dans la bonne direction." Un point de vue assez singulier quand on sait que, selon Fitch, la dette française devrait culminer autour de 94 % du PIB en 2014.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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