Paris veut devenir la première place financière en Europe

Par Olivier Sancerre Modifié le 9 juillet 2017 à 15h51
Brexit Paris Place Financiere 1
88 banques sur dix installées à Francfort sont des établissements étrangers.

Le Brexit « dur » tel que le souhaite Theresa May représente une opportunité pour Paris : les établissements financiers et les banques installées dans la City de Londres cherchent un point de chute sur le continent. La capitale française a une carte à jouer.

En cas de divorce complet entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, les banques internationales basées à Londres se verront supprimer un atout de taille : le passeport financier européen, qui leur permet de commercer depuis la City dans toute l'UE. Plusieurs villes continentales ont bien l'intention de tirer leur épingle du jeu afin d'attirer un maximum de ces banques sur leur territoire. Francfort est pour le moment la ville de prédilection, mais Paris n'a pas dit son dernier mot.

Des mesures pour contrer l'attractivité de Francfort

Le Premier ministre Edouard Philippe a décliné ce vendredi 7 juillet une série de mesures pour améliorer l'attractivité de la place financière de Paris. Beaucoup de dispositifs techniques afin d'attirer les financiers de la City qui pourraient se détourner de Francfort ; il y a par exemple l'abandon de l'extension de l'assiette de la taxe sur les transactions financières, la « taxe Tobin » à la française.

Le gouvernement accommodant avec les financiers

La taxe sur les salaires, qui s'applique notamment dans le secteur bancaire, va être rénovée pour supprimer la quatrième tranche. Une chambre spécialisée, rattachée à la Cour d'appel de Paris, permettra de plaider en anglais et selon le droit britannique, pour traiter les contentieux internationaux en matière d'affaires. Plus globalement, le gouvernement veut réduire progressivement le taux de l'impôt sur les sociétés qui, de 33,3% actuellement, sera de 25% en 2022. Pour les familles des expatriés, trois nouveaux lycées internationaux vont ouvrir en Ile-de-France. De quoi rehausser l'intérêt de la place financière parisienne, mais tout cela sera-t-il suffisant pour contrer l'attractivité de Francfort ?

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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