Prothèses auditives : 50 euros en Chine, 3 000 euros en France

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 28 mars 2014 à 13h50

Cherchez l'erreur. D'après Le Parisien qui se base ce vendredi sur plusieurs études sur la question, les prothèses auditives auraient du mal à percer en France, du fait de leur prix trop élevé. Fabriqué en Chine pour un coût minime, elles sont vendues en France pour un prix de plusieurs milliers d'euros.

La France n'entend rien en matière de prothèses auditives.

2 000 euros non remboursés sur deux prothèses auditives

Elle est même totalement à la traîne, au vu du nombre de personnes malentendantes en France. Outre la mauvaise réputation qu'elles traînent, les prothèses auditives sont peu prisées de nos concitoyens pour la simple et bonne raison qu'elles sont… chères. D'après le Parisien, le reste à charge après remboursement de la Sécurité sociale pour deux prothèses est de 2 000 euros environ. Un prix conséquent, dont l'impact a dépassé celui de l'inesthétique de ces appareils auditifs, de plus en plus discrets.

Un fossé énorme entre coût de fabrication et prix de vente

Mais, toujours selon le quotidien, ce prix pourrait être bien moins élevé. D'après plusieurs études, le gap entre le coût de fabrication en Chine et les prix de vente en France est énorme. Soit soixante fois le prix entre les deux. L'appareil pourrait coûter 50 euros en Chine, et serait vendu pas loin de 3 000 euros en France.

Prix opaque et concurrence limitée chez les audioprothésistes

Ce problème avait notamment été pointé du doigt par la Cour des comptes, qui comme le rappelle Le Parisien, avait publié un rapport assassin sur ce secteur, pointant du doigt "des prix opaques et une concurrence entre les principaux producteurs limitée". Actuellement les fabricants mais également les audioprothésistes sont dans le viseur des Sages de la rue Cambon. Affaire à suivre.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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