Tarifs SNCF, péages : Royal veut avoir la main sur les hausses

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 29 novembre 2022 à 10h07

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie a vu rouge lorsque la SNCF a annoncé une hausse des tarifs de 2,6% en moyenne, hausse que nous avions anticipé sur EconomieMatin en vous dévoilant le projet de la SNCF pour rentabiliser un peu plus ses trains. Alors si en plus le dossier autoroutes est un échec et que les bus sont libéralisés, forcément, Ségolène Royal a trouvé son nouveau cheval de bataille. Peut-être pour faire oublier l'énorme couac de l'Ecotaxe...

Un décret, une réforme, la main mise sur les tarifs

Invitée du Grand Jury (RTL/LCI/Le Figaro) le dimanche 4 janvier 2015, la ministre n'y va pas par quatre chemins pour annoncer ce qu'elle compte faire : elle veut « réformer par décret la façon dont l'Etat contrôle les prix des transports publics ». Heureusement qu'on parlait de simplifier, au gouvernement.

Pourquoi ? Car elle n'a pas digéré l'augmentation des tarifs de la SNCF annoncée le 26 décembre 2014 comme un cadeau de Noël empoisonné : une hausse de 2,6% en moyenne alors que l'inflation s'est établie à 0,3% sur un an en novembre.

Elle veut donc avoir la main sur les tarifs de la SNCF mais également sur le reste : les péages autoroutiers, qui devraient augmenter de 0,57% au 1er février 2015 et pour lesquels Ségolène Royal a déjà pensé à un gel, et les tarifs des bus, nouveau système de transport « innovant » que la Loi Macron devrait libéraliser. Pour les pauvres, ces « sans-dents » qui ne peuvent même pas se payer un billet de train.

Encore un échec en vue pour Royal ?

Que Ségolène Royal annonce vouloir « une transparence des prix » et « une consultation des usagers », c'est plutôt une bonne chose. Mais va-t-elle vraiment réussir à réformer ce domaine ? Il vaudrait mieux, car la ministre, dans ses derniers dossiers, n'a pas réussi à finaliser grand-chose.

L'année 2014 s'est en effet close sur deux échecs : l'abandon de l'Ecotaxe, considéré le couac du gouvernement le plus important de l'année selon un sondage Tilder, et la question de la rente autoroutière et des contrats de gestion.

Ségolène Royal veut modifier les règles des hausses de tarif des entreprises publiques.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.   Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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