Santé : des nanoparticules nocives cachées dans nos assiettes ?

Cropped Favicon Economi Matin.jpg
Par Laure De Charette Modifié le 25 août 2017 à 11h25
Microscope 275984 1280
18L'association a analysé dix-huit produits sucrés.

L’association 60 Millions de consommateurs continue d’éplucher le contenu de nos assiettes, afin de s’assurer qu’il est sain. Las, sa dernière découverte fait froid dans le dos.

Des bonbons dans le collimateur

C’est bien simple : d’après l’enquête menée par l’association, et dont les résultats sont publiés dans l’édition de septembre de son magazine, 100 % des bonbons et gâteaux testés par leurs soins contiennent du dioxyde de titane sous forme « nano ».

Pourtant, voilà des années que l’industrie agroalimentaire assure ne pas utiliser d’ingrédients à base de nanoparticules – à savoir des substances (oxyde de fer, silicium, dioxyde de titane, etc.) dont les plus petites particules ont un diamètre inférieur à 100 nanomètres (nm), soit un dix-millionième de mètre.

Soucieux de vérifier ces allégations, l’association a lancé des analyses sur dix-huit produits sucrés : bonbons, gâteaux et desserts glacés particulièrement appréciés des enfants ont été passés au crible.

Résultat ? Tous les échantillons, sans aucune exception, contiennent des nanoparticules de dioxyde de titane ! Alors même que la mention « nano » ne figurer pas sur leurs étiquettes, conformément au règlement européen.

Un danger pour le rat

Pour autant, l’ingestion de nanoparticules est-elle dangereuse pour la santé ? Ce n’est pas encore prouvé, mais des doutes commencent à apparaître.

Une étude sur le rat conduite par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), publiée en janvier 2017 dans Scientific Reports, a ainsi mis en évidence un effet non seulement délétère pour le système immunitaire, mais aussi possiblement cancérogène du dioxyde de titane.

Résultat, 60 Millions de consommateurs estime que, par principe de précaution, « le plus sage pourrait être de bannir les aliments contenant les additifs suspects », en attendant que des études soient menées sur l’homme.

Cropped Favicon Economi Matin.jpg

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

Laisser un commentaire

* Champs requis