Shia LaBeouf transformé : l’humour de St Padre Pio au « royaume du ressenti »

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Par Calculette Modifié le 6 octobre 2022 à 15h24
Vatican Padre Pio Livre

Tandis que l’Église de Rome est chahutée entre traditionalistes et réformateurs, l’acteur hollywoodien Shia LaBeouf connu pour ses frasques en tout genre, héros de la trilogie des "Transformers", vient de se convertir au catholicisme après avoir incarné le Padre Pio dans le biopic qui sort prochainement. L’occasion pour moi de raconter en toute modestie une anecdote personnelle avec le grand saint contemporain mort en 1968 et canonisé en 2002 par Jean-Paul II…

La nouvelle messe, explique Shia, s’apparente à un cadre « rationaliste de parole, parole, parole logique », qui « me prive du royaume du ressenti ». Alors que « la messe en latin me place carrément dans le domaine du ressenti parce que je ne peux pas argumenter sur le mot, parce que je ne sais pas ce que le mot signifie, alors je reste juste avec ce sentiment qui me semble sacré et connecté ».

De mon côté, en septembre 1993...

Comme d’habitude, j’ai récupéré mes trois enfants à l’école. Tout va bien. Il est 16h50 quand je suis prise d’un élan irrésistible de les abandonner à leur goûter. Quelques hésitations, puis je leur annonce que j’ai une course à faire. Soyez sages, je n’en ai que pour quelques minutes.

Une course ? Mais quelle course ? Je n’en suis pas sûre. Je saute dans ma voiture qui me conduit directement chez Emmaüs dans la ville voisine. Quelle drôle d’idée ! Mais qu’est-ce que je fiche là grand Dieu ? Je suis dingue ou quoi ? Bref, je suis garée donc je ne vais pas repartir comme une andouille, si ? Quoiqu’il en soit, il faut foncer parce que les enfants sont seuls et qu’en plus Emmaüs ferme dans un quart d’heure.

Cette force invisible mais terriblement sereine me dirige telle une somnambule directement au stand des bouquins. Je me retrouve le nez face à la fenêtre du fond et ne sais toujours pas ce que je fais là. Je crois que je deviens folle. Stop ! On arrête ce cirque, je rentre à la maison ! Et je me retourne.

En cet instant, je n’en crois pas mes yeux et manque de m’effondrer de peur, de surprise, de joie et d’incrédulité : ainsi, posé là en évidence sur des centaines de tranches de livres de poche, je découvre ce petit bouquin, tout vieux, tout moche « Le vrai visage du Padre Pio », qui semble n’attendre que moi.

Tout s’éclaire subitement. Mais enfin, pourquoi moi ? Je l’achète pour 2 sous et le dévore la nuit même.

Quelques années plus tard, au milieu des milliers de pèlerins habituels, je suis allée voir sur place le doux sourire intact du capucin stigmatisé et désormais bienheureux, au sanctuaire qui lui est consacré dans les Pouilles en Italie

Il faut dire que trois jours avant cet épisode, lassée par les ardeurs mystiques de mon chef de chantier (et ami) qui faisait une fixette sur le saint homme, je lui avais cloué le bec « C’est surement quelqu’un de bien ton Padre Pio, mais je ne le connais pas ». Superstition, pensais-je. Provocation de ma part sans doute ? Il avait ri, s’était tu, et plus prosaïquement nous étions repassés à la plomberie.

Mais quand au téléphone, je lui racontais mon aventure chez Emmaüs, cet ami m’apprit qu’il s’agissait d’une édition très rare de 1955 (Je n’étais même pas née !) qu’on ne trouvait plus nulle part, et que c’était probablement le plus beau livre sur Padre Pio à San Giovanni Rotondo.

Aujourd’hui, ce témoignage de Maria WINOWSKA a été réédité, toujours en livre de poche. Vous le trouverez facilement, même sans être téléguidés. Quoique…

Avis aux amateurs.

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