Le SMIC, responsable du chômage : info ou intox ?

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Par Arnaud Lacheret Modifié le 23 avril 2013 à 0h44

La Chancelière allemande s'est opposée à l'adoption d'un salaire horaire minimum généralisé dans son pays. Jusque-là, rien de bien nouveau : aucun gouvernement allemand, de gauche comme de droite, n'a jamais dérogé à cette règle.

Un salaire minimum n'a de sens en Allemagne que négocié branche par branche par les partenaires sociaux. Ce qui est nouveau c'est que Mme Merkel affirme que c'est pour cela que le taux de chômage en Allemagne est plus bas qu'ailleurs.

Cette réflexion est davantage une mise en avant du « modèle allemand », ce qui est plutôt bien senti en période électorale, qu'une vérité établie : si le taux de chômage est bas en Allemagne, c'est beaucoup plus grâce à la culture du dialogue entre syndicats et patronats qu'à cause de l'existence ou non d'un salaire minimal.

En France il y a certes un salaire minimum généralisé, mais il y a comme en Allemagne des salaires minimum négociés par branche, le plus connu étant le « Smic hôtelier » et ce n'est pas ça qui fait que notre économie est particulièrement florissante...

Cette petite phrase de la Chancelière allemande s'adresse donc à l'électorat conservateur et libéral allemand qui forme la coalition parlementaire soutenant Angela Merkel.

Il est sans doute plus habile, en terme de marketing politique, de tenir de tels propos plutôt que de louer le travail des syndicats, dont les membres sont sans doute moins acquis au parti de la Chancelière...

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Responsable pédagogique du programme Bachelor, Professeur de droit à l'IDRAC et Attaché auprès du Directeur Général.

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