Vente de médicaments : deux poids, deux mesures pour les grandes surfaces et sur internet

Par Olivier Sancerre Modifié le 12 juillet 2013 à 17h39

L'Autorité de la concurrence a gagné sur un tableau ce qu'elle a perdu de l'autre. Le gouvernement interdit ainsi aux grandes surfaces de vendre des médicaments, tout en en autorisant la distribution sur internet. Avec des restrictions à la clé.

Marisol Touraine, ministre de la santé, a retoqué une proposition de l'Autorité de la concurrence, visant à autoriser la vente de médicaments dans les supermarchés. Ce principe n'est « pas envisagé par le gouvernement », assure t-elle, y compris d'ailleurs pour les médicaments qui ne sont pas soumis à prescription. La consommation du médicament doit être « maîtrisée », explique l'entourage de la ministre, et son circuit « sécurisé ».

Ce principe ne s'applique pas au web. Depuis aujourd'hui, l'arrêté concernant la vente de quelques 4.000 médicaments non prescrits sur internet est entré en vigueur, un document essentiel qui encadre une pratique autorisée depuis le 1er janvier. Les sites pourront également distribuer de la parapharmacie, et les prix seront librement fixés par le pharmacien créateur du site web. Cependant, seuls 35 de ces sites ont été enregistrés auprès de l'Ordre national des pharmaciens : ces derniers attendaient d'être fixés sur les règles à respecter.

En Belgique, sur les 4.000 pharmacies qui ont demandé un agrément pour vendre sur internet, seuls 150 sites fonctionnent encore. En Allemagne, il ne reste plus qu'une quarantaine de sites web sur les 3.000 autorisations initiales. En moyenne, le commerce de médicaments en ligne ne compte plus que pour 5% de la distribution totale.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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