Voyages annulés : UFC-Que Choisir et CLCV déboutés par le Conseil d’Etat

Cropped Favicon Economi Matin.jpg
By Quitterie Desjobert Last modified on 21 juillet 2020 11h29
Voyages Annules Ufc Que Choisir Clcv Deboutes Conseil Etat
@shutter - © Economie Matin
97%Durant le confinement les voyagistes ont perdu 97% des réservations.

Le Conseil d’Etat a débouté UFC-Que Choisir et CLCV, au motif que les associations n’avaient apporté : « aucun élément précis sur la gravité des conséquences ».

Les associations de défense des consommateurs UFC Que Choisir et CLCV ont vu le recours lancé à l’encontre de l’ordonnance autorisant les voyagistes à proposer un avoir et non un remboursement pour les voyages annulés par la crise sanitaire, rejeté par le Conseil d’Etat.

Les deux associations avaient saisi le juge administratif en référé-suspension le 7 juillet 2020. Ce dernier a tranché estimant que la condition d’urgence n’étant pas remplie il n’y avait « pas besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité ». Face à cette absence, le Conseil d’Etat a débouté les associations le 17 juillet 2020. L’ordonnance a cependant été rendue publique lundi 20 juillet.

Les conditions cumulatives du référé-suspension

Dans le cadre d’un référé-suspension trois conditions sont à remplir : le dépôt au préalable d’une requête en annulation, la justification de l’urgence qu'il y a à suspendre l'exécution de la décision et démontrer les raisons sérieuses qui tendent à prouver que la décision est illégale. Ces trois conditions sont cumulatives, c’est-à-dire que si l’une d’elles n’est pas remplie, la demande de référé-suspension sera rejetée.

Ainsi la décision du Conseil d’Etat met en avant le fait que les associations n’ont apporté « aucun élément précis sur la gravité des conséquences que ce dispositif entraînerait pour les consommateurs dont ils défendent les intérêts », c’est-à-dire qu’elles n’ont pas démontré l’urgence. La condition d’urgence étant obligatoire dans le cadre d’un référé-suspension, en son absence il n’y a donc pas lieu de suspendre le texte mis en cause. En l’occurrence, il n’y a pas lieu de suspendre l’ordonnance.

Outre cette condition d’urgence absente, le Conseil d’Etat rappelle que : « ces mesures ont été prises afin de sauvegarder la trésorerie des prestataires, dans un contexte où plus de 7.100 opérateurs de voyages et de séjours immatriculés en France, confrontés à un volume d'annulations d'ampleur jamais égalée et à des prises de commandes quasi nulles, se trouvaient en grande difficulté ». Si l’ordonnance empêche le remboursement immédiat, l’avoir est remboursable en espèces au bout de ses dix-huit mois de validité.

Cropped Favicon Economi Matin.jpg

Journaliste économique et politique

No comment on «Voyages annulés : UFC-Que Choisir et CLCV déboutés par le Conseil d’Etat»

Leave a comment

* Required fields