Nous sommes en février 2026 et on nous annonce encore la continuité de la reprise du chômage. On reparle encore de ce fameux plein emploi qui semble de plus en plus inatteignable.
Qu’est-ce que le vrai plein emploi ? Un mythe, une erreur comptable !

Effectivement le Président Emmanuel Macron en avait fait un peu son cheval de bataille avec la promesse d’atteindre le plein emploi le 29 février 2024.
Mais que veut dire un plein emploi à 5% de chômage ?
Le terme plein emploi est apparu en 1913 avec Arthur Cecil Pigou, un Anglais qui a écrit : Le plein emploi existe toujours, ce terme étant interprété au sens large comme l’emploi de tous les gens désireux d’être salariés.
Mais le terme plein emploi à 5% de chômage est apparu le 01.01.2000 lorsque Pisani Ferry a annoncé que le plein emploi est atteint lorsque que nous descendons à un taux de chômage de 5%. Chiffres repris depuis par de nombreux économistes, politiques, médias. Comment pouvons-nous être en plein emploi alors que 5% de chômeurs sont au chômage, c’est insensé ???
5% de chômage cela représente 2 millions de chômeurs de catégories ABC (et 3,8 millions d’inscrits toutes catégories). Allez dire à ces 2 millions de sans-emploi que 5% c’est le plein emploi ??? C’est injurieux pour eux. Cela sous-tendrait qu’il n’y a plus de possibilité d’emploi pour eux !
Le Bureau international du travail (BIT) considère qu'il est généralement compris entre 3 et 6 %. La recherche du plein-emploi est l'un des objectifs de la politique économique, en raison du coût économique et social engendré par le chômage.
Le plein-emploi est une situation dans laquelle le chômage d'un territoire est réduit au chômage frictionnel incompressible, soit à un taux inférieur à 5 % au sens de l'OIT.
Il n'existe alors pas de difficulté particulière à trouver un emploi.
Des décennies de chômage de masse nous ont habitués à imaginer la perspective du plein-emploi comme un idéal inatteignable. Serions-nous à nouveau en 2024, aux portes de plein emploi ?
Après la guerre les termes de chômage et chômeur n’étaient pas employés puisqu’il y avait pour ainsi dire zéro chômeur (sauf les rares qui ne voulaient pas travailler).
Il n’existait que des bourses du travail pour les salariés qui voulaient changer de lieu, de métiers, etc…
L’Agence pour l’Emploi n’a été créé que le 13 juillet 1967. En 1954, il y avait 192.000 chômeurs, en 1967 il a été répertorié 500.000 chômeurs, mais c’étaient encore des chômeurs de transition. Personnellement en 1970 lorsque je me suis occupé d’intérim, aucun chômeur n’était inscrit. C’est surtout après le premier choc pétrolier de 1973 que l’on a commencé à parler de chômeurs. Avant les parents n’osaient pas parler de chômeurs, ils étaient une tare, très mal vus, on les cachait !
De 1950 à 1973 le taux de croissance était de 2%, Mais c’est bien après les deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 que le chômage est passé de 3,6% à 6,5%. C’est surtout sous François Mitterrand que le taux de chômage a été multiplié par plus de deux. Le nombre de chômeurs est passé de 1.000.000 à 2,3 millions.
Activité, emploi et chômage, trois faces du marché du travail
- Le taux d’activité est mesuré en rapportant le nombre de personnes en âge de travailler, les actifs (occupés et chômeurs), à l’ensemble de la population de 15 ans à 64 ans.
- Le taux d’emploi décompte les actifs occupés, rapporté à l’ensemble de la population.
- Le taux de chômage, enfin, correspond au nombre de chômeurs rapporté à l’ensemble des actifs.