Sous-location : la tentation à l’approche des JO de Paris 2024

De nombreux Parisiens sont tentés par la sous-location de leur appartement pendant les JO Paris 2024. Attention toutefois à la législation en vigueur et aux obligations légales avant d'avoir recourt à ce procédé qui pourrait bien avoir une influence importante sur l'immobilier parisien.

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Par Benoit Vrignaud Publié le 23 janvier 2023 à 15h20
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150 €La nuit de sous-location pourrait faire chuter les prix du marché, de 250€ actuellement à 150€ selon les prévisions des propriétaires qui prévoient de sous-louer leur appartement.

Sous-location des appartements à Paris, la bonne occasion pour les propriétaires

Les Jeux olympiques de Paris 2024 représentent une opportunité pour les propriétaires et les locataires de Paris et sa couronne : ils sont nombreux à avoir pensé à la sous-location. Face à l’afflux exceptionnel de touristes prévus à Paris pour l’occasion, la location d’un appartement peut faire gagner des sommes certaines à ceux qui décident de se séparer pour 20 jours de leur domicile. L’approche de l’échéance laisse même apparaître la création d’agences spécialisées dans la sous-location.

Car cette pratique, quand elle est autorisée par le propriétaire, est fortement encadrée par la loi. Il est nécessaire, en tant que locataire, d’obtenir une autorisation écrite du propriétaire, sans quoi des procédures de résiliation de bail, voire judiciaires peuvent être entreprises. La législation diffère selon que le logement est un appartement du secteur privé ou social, mais aussi s’il est loué meublé ou vide.

La loi encadre le système de location pour les locataires et les propriétaires

La démocratisation de la sous-location pourrait bien avoir un impact sur les prix pour l’ensemble de l’immobilier, mais aussi pour les applications de location telles qu'Airbnb par exemple. Ainsi, des particuliers pourraient préférer louer un bien dont ils sont propriétaires à un tarif bien plus avantageux que la moyenne des tarifs de location de l’application, aux alentours de 230 euros la nuit, contre 150 euros selon les tarifs estimés de la mise en location temporaire.

L’engouement pour ce système semble débuter. Il ne serait pas surprenant de voir de plus en plus de logements proposés malgré les conditions légales de location contraignantes pour les propriétaires d’un appartement uniquement destiné à la location de courte durée. Les Parisiens ne semblent pas spécialement chercher à suivre la compétition sportive mondiale. Il faut dire que la complexité de l’acquisition des places participe grandement à ce manque d'intérêt. Explosion des prix de l’immobilier, de la location, de l’hébergement, les conséquences des Jeux Olympiques sur la vie parisienne ne font que commencer.

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